Le péage urbain pourrait apparaître très bientôt en France.

Il y a 35 ans, la ville-Etat de Singapour mettait en place un système par lequel l'accès en voiture au centre-ville était payant : le péage urbain. Depuis lors, la circulation automobile a baissé de 45%,  et avec elle les émissions de CO2 liées aux automobiles.

Depuis, d'autres villes dans le monde (comme Stockholm et Rome, l'exemple le plus connu restant Londres) ont emboîté le pas de la cité asiatique. Nous vous avions déjà parlé de cette initiative il y a quelques mois, qui était intégrée à la loi Grenelle 2 et avait été rejetée. Mais un amendement est récemment repassé devant une Commission mixte paritaire (on vous renvoie à vos cours d'Education civique pour savoir de quoi il s'agit, ou à la définition qu'en donne le site internet du Sénat), qui en a accepté le principe.

La conséquence ? Les agglomérations de plus de 300 000 habitants sont autorisées à mettre en place ce genre de système sur le territoire de leur commune, pour une période de test limitée à 3 ans. La mesure est intéressante écologiquement parlant mais reste très risquée politiquement : Comment ouvrir les villes sur l'extérieur tout en monnayant l'accès à son centre ? Les tarifs pratiquées dans les villes étrangères (environ 11€ la journée en centre-ville pour une voiture londonienne), s'ils étaient mis en place chez nous, laissent à penser que l'élu prenant une telle décision se mettrait ses électeurs à dos. Et bye bye la réélection.

Certaines municipalités se sont ainsi déjà prononcées contre cette mesure : Strasbourg, Toulouse et Paris par exemple. Pour les autres, silence radio. On ne note en tout cas pas de débordements d'enthousiasme pour cette mesure de la part des maires concernés… Affaire à suivre.