Facebook est (encore) la cible d'une offensive de Greenpeace.

 

 

Les plus fidèles lecteurs d'entre vous s'en souviennent certainement, le 4 mars 2010 nous vous parlions de la polémique que suscitait la construction d'un nouveau centre de données Facebook, dans l'Oregon. Le choix de la compagnie Pacific Power (comme fournisseur d'énergie) qui utilise majoritairement du charbon pour produire son électricité avait provoqué une levée de boucliers.

Première vague de l'offensive, ironique s'il en est : dénoncer la politique de Facebook en… créant un groupe sur Facebook qui dénonce le projet. 288 365 membres à l'heure où ces lignes sont écrites. Deuxième vague : un clip vidéo, en dessin animé (qui, il faut bien le dire, surfe un peu sur la vague du film de David Fincher à venir consacré au réseau social et à son créateur Mark Zuckerberg), au design enfantin dont le slogan est "unfriend coal", que l'on pourrait traduire par "supprimer le charbon de ses amis". Si vous faites parties du demi-milliard de membres Facebook, vous devez comprendre ces propos. Sinon…

L'ONG a fait ses propres calculs : selon elle, vers 2020, l'énergie nécessaire pour faire fonctionner Facebook, ses centres de données et l'ensemble des réseaux de télécommunication sera d'un peu moins de deux milliards de kilowatts heure par an. Soit plus que l'électricité utilisée par la France, l'Allemagne, le Canada et le Brésil réunis. D'où un besoin pressant d'énergies renouvelables, et la nécessité d'un combat qui doit s'engager dès à présent.