Symbole d’un environnement en danger, c’est un gorille qui décroche la timbale.

En 2012, comme tous les deux ans, sera organisée la Coupe d'Afrique des Nations. La "CAN", comme on dit. Un équivalent africain à notre Euro 2012, si les choses du foot vous semblent vraiment lointaines. Et cette fois-ci, deux pays se chargent de l'organisation de l'évènement : le Gabon et la Guinée. Deux pays d'Afrique centrale, donc, qui ont décidé de placer cette 28ème édition de la compétition continentale sous le signe du développement durable. Pourquoi ? Parce que dans cette région du monde, l'environnement est menacé. Déforestation et braconnage sont les grands maux du coin auxquels il est urgent de remédier.

Ainsi, la forêt équatoriale et la biodiversité qu'elle habite fait l'objet de nombreux programmes de protection. Pas étonnant, puisque cette forêt dite "du Bassin du Congo" représente rien de moins que la deuxième forêt tropicale du monde, derrière l'immense Amazonie. Comme en Amérique du Sud, sa protection est cruciale pour l'avenir de l'humanité. Des deux pays, le plus bel exemple de cette protection est le parc de l'Ivindo au Gabon, décrit par le Courrier International comme "l'une des réserves naturelles où l'on peut observer la plus grande variété d'espèces animales", un des 13 parc nationaux que compte le pays.

Le choix de la mascotte pour représenter ce soin et cette envie de protéger la nature a été difficile. Les deux pays ont longtemps hésité entre le perroquet et le gorille. Mais le perroquet a vite été écarté, étant jugé trop représentatif du seul Gabon (il a même été l'emblème de la compagnie aérienne nationale pendant des années), au profit du gorille, animal en voie de disparition non seulement en Afrique centrale, mais aussi dans le reste du monde.

Reste le difficile exercice de nommer une mascotte. Tout le monde se souvient en France des tristes exemples des coqs Jules et Footix, pour la Coupe du monde 98. Le Gabon et la Guinée n'y sont pas allés par quatre chemins : la première syllabe de chacun des deux pays pour baptiser GaGui. Et l'espoir qu'il serve à faire prendre conscience au monde que la forêt a besoin d'aide. Maintenant. Et puis s'il pouvait porter chance à une des deux sélections, hein…