L'ONG dénonce la mainmise de la "mafia du nucléaire" chez nos voisins.

La France n'est pas le seul pays d'Europe à s'interroger sur le maintien de ses unités nucléaires civiles. Si l'Allemagne a déjà fait le choix de sortir complètement du nucléaire d'ici à 2022, la Belgique s'interroge elle sur la possibilité de le faire d'ici 2015. Une perspective qui semblait encore réaliste voilà quelques semaines, mais qui a depuis pris du plomb dans l'aile. Elio di Rupo, le Premier Ministre belge toujours affublé de son célèbre noeud papillon, pourrait prolonger la durée de vie de certains réacteurs belges d'une dizaine d'années, repoussant ainsi à 2025 la sortie du nucléaire dans son pays. Un rapport du ministère de l'Energie local publié ces derniers jours émettait en tout cas des recommandations en ce sens.

Voyant cela, l'antenne belge de Greenpeace s'est fâchée tout rouge. Elle a immédiatement réagi en réalisant une vidéo dans laquelle l'ONG simule l'enlèvement puis la torture du premier ministre belge par la "mafia du nucléaire", pour l'obliger à annoncer la prolongation du programme nucléaire à ses concitoyens. Suite à la diffusion de ce clip, des militants de Greenpeace se sont rendus au siège d'Electrabel, distributeur d'électricité belge, pour occuper ses locaux en se faisant passer pour des militants du Parti Socialiste, ce que la formation politique a immédiatement démenti.

Quant au reste de la classe politique, elle s'est unanimement prononcée contre ce clip, le qualifiant au choix de "malhabile et maladroit" (Emily Hoyos, du parti Ecolo), de "pas acceptable" (Joëlle Milquet, ministre de l'Intérieur), ou de "douteux" (PS).

Pour se faire sa propre idée, rien de tel que de regarder le clip incriminé, non ?


Le Premier ministre belge, otage de la mafia du... par LeNouvelObservateur