Greenpeace fait plier Nestlé. Champagne.

 

 

Au mois de mars 2010, Greenpeace se lançait dans une guerre médiatique contre Nestlé. Pourquoi ? Parce qu'elle accuse le géant de l'agroalimentaire de détruire la forêt indonésienne, et indirectement de décimer les orang-outan. Comment ? En utilisant dans ses produits de l'huile de palme acheté à bas prix à des fournisseurs sans scrupules. Celle-ci est extraite des palmiers à huile, qui sont plantés à la place de la forêt vierge que l'on rase. Au mépris de la biodiversité qui les habite, et donc des orang-outan qui la symbolise.

L'huile de palme ainsi obtenue, bien moins chère (d'environ 15%) que les huiles traditionnellement utilisées comme l'huile de colza, fait ainsi vivre des régions entières. Maintes fois dénoncée par Greenpeace, l'utilisation de cette huile par les industriels de l'agroalimentaire (pas seulement Nestlé, donc) est pourtant extrêmement répandue.

En mars, donc, Greenpeace lançait une campagne d'envergure en choisissant Nestlé comme tête de turc. Des militants déguisés en orang-outan prenaient d'assaut les bureaux de Nestlé à Londres, pendant que l'ONG se chargeait de la diffusion d'un spot télévisuel choc, reprenant les codes des barres chocolatées Kit-Kat. Nouveauté, la bataille faisait également rage sur les réseaux sociaux, Facebook en tête, où Greenpeace aidée de ses sympathisants envahissait les pages publiques de Nestlé. Nous vous conseillons d'ailleurs l'article de Rue89 sur le sujet, très clair et très fouillé.

Depuis, Nestlé a annoncé qu'il allait changer de fournisseurs afin de cesser de s'approvisionner en huile de palme provenant de la destruction de la forêt tropicale. Greenpeace 1, Nestlé 0. Si les combats des ONG sont nombreux, leurs victoires le sont un peu moins. Celle-ci mérite au moins d'être soulignée.