Dans les Flandres, on expérimente un nouveau moyen de transport pour la collecte des déchets : la carriole à cheval !

Qui parle de retour à l'âge de pierre ? La collecte des poubelles à cheval, c'est l'avenir ! Les premiers ramassages hippomobiles sont réalisés sur une idée originale du syndicat mixte de collecte et de traitement des ordures ménagères (SMICTOM) des Flandres et de Veolia à Hazebrouck, une petite ville du Nord.

L'expérience, qui vise à arriver à un mode de ramassage des déchets moins polluant, a commencé en février 2011 dans un quartier de la commune. Face à un premier bilan positif le 13 avril, les initiateurs du projet ont décidé de l'agrandir. Le test avait commencé avec les poubelles de tri, mais il s'étendra bientôt aux ordures ménagères, puis au verre. Hazebrouck pourrait bien devenir un modèle à suivre !

Les avantages sont multiples : la carriole, spacieuse et conçue en matériaux légers, permet de ramasser les poubelles aussi bien qu'un camion cracheur de fumée. Elle pèse 350 kilos à vide et peut transporter jusqu'à une tonne et demi. Le cheval est très adapté à la situation, puisque la collecte ne nécessite pas un véhicule rapide ; de plus, les arrêts fréquents se font sans relâchement inutiles de gaz d'échappement. Un bon point pour l'air que nous respirons. Et puis le bruit des sabots est tout de même plus sympathique que celui du moteur. Les riverains approuvent.

Pour l'heure, le ramassage hippomobile coûte encore entre 5 et 7 % plus cher à la commune qu'une collecte habituelle. ll nécessite aussi, pour pouvoir s'agrandir, la création d'une formation pour les meneurs de chevaux. Mais comme le dit le premier adjoint au maire d'Hazebrouck, qui est aussi le président du SMICTOM, "Au moins, on est sûrs que l'avoine ne va pas augmenter dans les mêmes proportions que le gazole…". A terme, Veolia et le SMICTOM envisagent de sortir tous les camions poubelles de la circulation de la ville. Et si ce modèle de ramassage s'avère concluant, il pourrait être amené à se développer à plus grande échelle.

+ d'infos : SMICTOM des Flandres

Photo : Philippe Pauchet