Quand le recyclage se fait vecteur d'un message de sécurité publique en Suède...

Le recyclage comme outil de promotion de la sécurité routière, il fallait y penser. Et c'est la branche suédoise de Volkswagen qui en a eu l'idée. Le constructeur est pour cela parti d'un constat simple : lorsque nous sommes au téléphone (que ce soit en ligne, en lisant ou en écrivant un SMS) en même temps que nous conduisons, les risques d'accident sont multipliés par 23. La Suède a beau avoir interdit totalement l'usage du téléphone portable au volant au mois de février de cette année, rien n'y fait : les chiffres de la sécurité routière ne s'améliorent pas.

Comment toucher les automobilistes ? Comment leur faire prendre conscience du danger qui les guette si leur attention est détournée de la route ? En France, nous avons pris le parti de campagnes médiatiques chocs, où les accidents sont crûment montrés, de même que les familles éplorées.

Volkswagen Suède a choisi de matérialiser le danger. Pour cela, la marque a récupéré des morceaux de carrosserie de véhicules accidentés. Rayés et cabossés, ils ont ensuite été recyclés, bruts, en coques pour smartphones. Ainsi équipés, les utilisateurs compulsifs de téléphone portable au volant devraient réfléchir à deux fois avant de se précipiter sur leur joujou favori à la moindre notification. Cette série de coques, limitées à 157 exemplaires numérotés et adaptées uniquement à l'iPhone 8, sont vendus 57€ l'unité, un montant intégralement reversé à une association d'aide aux victimes d'accidents de la route.

Pour rappel, l'utilisation du téléphone portable au volant est également interdite dans l'Hexagone, même à l'arrêt à un feu ou à un stop. Tout manquement à la loi est puni d'une amende de 135€ et du retrait de 3 points de permis. En France, les chiffres de la Sécurité Routière publiés ce jour dressent un bilan encourageant pour l'année 2017, qui aura vu le nombre de morts sur les routes diminuer de 1,4% par rapport à 2016, après 3 années consécutives de hausse.

Photo : capture d'écran YouTube