Alors qu'Inception récolte les faveurs du public et des critiques à travers le monde, une facette de sa production est dévoilée.

 

 

Dans un film où les héros visitent de nombreux endroits à travers le monde (Japon, France, États-Unis…) et où les lieux de tournage se sont donc multipliés, une solution d'alimentation en énergie du camp de base a été adoptée. Avec deux têtes d'affiches écolo comme Leonardo di Caprio et Marion Cotillard, si l'on vous dit que c'est une énergie renouvelable qui a été choisie, vous devriez nous croire sans trop de difficultés. En l'occurrence l'énergie solaire.

Les équipes de Christopher Nolan, nouvelle coqueluche des cinéphiles de tous bords, ont donc emporté avec eux le S48T, un nom de code qui désigne une centrale solaire mobile. Capable de se substituer à un groupe électrogène fonctionnant au diesel qui rejette plus d'une tonne de dioxyde de carbone dans l'atmosphère par jour d'utilisation, le S48T aide à adoucir le bilan carbone de la production d'un film pour lequel des centaines de personnes ont été transbahutées d'un bout du monde à l'autre dans des avions qui ne sont pas encore "propres".

L'industrie du cinéma, certes divertissante mais aussi très polluante, pourrait emboîter le pas à Inception : le fabricant du S48T a produit d'autres appareils du même genre pour alimenter en énergie les plateaux de la série Esprits Criminels, et d'autres films hollywoodiens. La prise de conscience est plutôt récente dans les studios, et on se souvient ainsi que la série 24 avait réduit les émissions de CO2 des 23 premiers épisodes de la saison pour compenser totalement celles du 24ème et arriver à un bilan carbone neutre. On se souvient aussi de la Fox qui, pour présenter un bilan carbone neutre en 2010, a planté un million d'arbres

Bref, si vous avez du temps à tuer, rendez-vous dans les salles obscures pour voir Inception, un film qui ne devrait pas vous décevoir. Parole.