Des designers se sont penchés sur le cas de la Renault 4, plus connue sous le nom de "4L".

C'est le modèle d'une certaine France qui est revisité par le talent de designers. Une France d'après-guerre où tout semblait aller pour le mieux, une France qui était en plein dans ce que l'on appelle "les Trente glorieuses". La 2CV, le modèle de Citroën, cartonnait, et Renault décide d'y apporter une réponse, qui sera donc la 4L.

Le modèle est un incroyable succès pour la marque et fait tourner en grande partie les usines Renault de l'île Seguin à Boulogne Billancourt. Signe des temps, l'île Seguin est aujourd'hui "en attente de réhabilitation" (joli euphémisme pour ne pas parler de friche), et on se rappelle de la 4L aujourd'hui comme de la voiture de grand-papy. La marque au losange a donc décidé de mettre sa voiture au goût du jour, en organisant un concours de design dont le vainqueur, Charlie Ngehiem, a quelques idées très intéressantes.

La première, c'est de faire de la 4L une voiture électrique. Modernité oblige. Et comme Renault s'est engagé comme aucune autre marque dans cette voie, le choix s'est avéré payant. La voiture serait donc équipée de deux batteries :

  • la première alimentée par l'énergie récupérée lors des phases de freinage. Du classique.
  • la seconde batterie, elle, est particulière. Elle peut aussi bien être rechargée par des bornes à induction (recharge sans contact direct entre la borne et le véhicule) que par les panneaux solaires qui recouvrent son toit et ses vitres. Mais au-delà de ça, la voiture a une seconde fonction : à l'arrêt et rechargée, les panneaux solaires continuent de produire de l'électricité, électricité qui est transmise par induction à un réseau collectif.

On ne sait pas vraiment à quoi servirait ce réseau collectif, alors pour être sympa avec Renault, on va dire qu'il servira à alimenter des hôpitaux pour orphelins. Et ça ne repose sur rien du tout. Pour mieux comprendre ce concept, voici quand même le schéma du designer :

L'autre idée en or, c'est de redessiner complètement la 4L, au point qu'on se demande parfois si l'on est pas face à une voiture allemande. Mais peu importe après tout, puisque notre designer est le grand gagnant du concours, et puisque son modèle ne sera probablement jamais construit.