Au Salon de l'Agriculture, cette année, les Antilles françaises occupaient une place de choix. Et le produit phare, c'est bien évidemment la banane de Guadeloupe et de Martinique.

Le fruit, distribué à longueur d'année en métropole, fait l'objet de beaucoup de soins lors de sa culture dans les Caraïbes. Un partenariat signé entre le Ministère de l'Agriculture, les collectivités locales et les acteurs de la filière garantit en effet que la banane de Guadeloupe et de Martinique sera à l'avenir un fruit dont l’exploitation a un impact minimal sur l'environnement. Les cultivateurs sont engagés dans un vaste plan de réduction de l'utilisation des produits phytosanitaires dans leurs plantation. Et cela marche plutôt bien, puisque l'objectif fixé de réduire ceux-ci de moitié d'ici 2013 a d'ores et déjà été atteint, avec un an d'avance sur le calendrier initial.

D'autres méthodes simples en vigueur sur place assurent un impact environnemental réduit : les régimes sont enveloppés dans des filets qui les protègent des insectes et évitent donc l’usage d'insecticide. Après usage, ces filets sont même récupérés et recyclés. Quant aux feuilles mortes, ou coupées pour laisser le bananier pousser de la meilleure façon possible, elles sont transformées en compost qui vient nourrir les sols des plantations. Lavoisier avait vu juste : rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme. La mise en jachère de certains champs et la plantation d'autres espèces végétales qui favorisent la biodiversité sont également des méthodes mises en pratique là-bas.

Dans les DOM concernés, la culture de la banane fourni 10 000 emplois directs et indirects, où le CDI représente 90% des contrats de travail. Une situation parfaitement unique comparée à celle des autres producteurs mondiaux. Le respect de la nature n'est pas le seul atout du produit : le respect de l'humain compte au moins tout autant. 

Cependant, de belles initiatives et une pléthore de chiffres ne suffisant malheureusement pas à convaincre le grand public de l'excellence d'un produit, rien de tel qu'un atelier dégustation. Ca tombe bien, c'est justement ce sur quoi nous sommes tombés au Salon de l'Agriculture, donc, dans le hall 7.2 : Alexis Braconnier, jeune chef très sympathique vu dans l'émission Top Chef en 2011 sur M6, prend les choses en main et nous montre comment faire des plats à la fois simples et goûteux à base de bananes. De l'apéritif avec ce croustillant lard-banane complètement loupé par votre serviteur, au dessert dans lequel se mélangent harmonieusement le fruit guadeloupéen, du lait concentré sucré et l'indispensable Speculoos, il semblerait bien que la banane soit sur le point de devenir le compagnon indispensable de tous vos repas...

                                                          L'échec culinaire illustré

          Malgré une piètre performance de notre part, le chef garde la banane (humour médiocre)