La ville de Boston a eu une idée toute simple : gagner de l’argent grâce à une ancienne décharge, en y produisant une énergie propre.

Durant des décennies l'Homme n'a pas su quoi faire de ses déchets. Si le recyclage est très récent, d'autres techniques prévalaient pour se débarrasser des montagnes de déchets produites déjà depuis des décennies. Les brûler était une des deux options majoritairement choisies. L'autre consistait à les empiler, quelque part, dans des décharges enfouies ou à ciel ouvert. La mafia s'est même fait une spécialité du traitement des déchets : débarrasser les municipalités peu regardantes de leurs ordures contre rémunération, et "les cacher sous le tapis".

En France, la décharge sauvage est aujourd'hui interdite depuis une vingtaine d'années, et les déchets doivent passer par des filières de traitement spécialisées. Mais que faire des anciennes décharges ? Celles où les ordures se sont ajoutées aux ordures depuis des décennies ?

La ville de New-York a par exemple décidé de faire de l'ancienne décharge de Fresh Kills un parc municipal, malgré des millions de tonnes de déchets accumulés en 53 ans de service par la décharge.

Une autre grande ville américaine vient de se résoudre à tirer un trait sur le passé et réhabiliter l’un de ces endroits sordides (en photo au-dessus). La décharge en question a déjà été fermée, recouverte de terre et d’herbe, mais elle n'en reste pas moins inconstructible. Alors la ville de Boston optimise l'endroit et envisage d'y installer un parc de panneaux solaires. 24 000 panneaux solaires, capables de générer 5,6 mégawatts d'énergie dès 2012, pour l'installation de ce genre la plus importante de la région. En plus des rejets de CO2 en moins, l'installation pourrait apporter à la ville de Boston 70 millions de dollars en 25 ans. Comment ? Grâce aux économies d'énergie réalisées et à la revente du surplus d'électricité ainsi produit.

Economies d’énergie, de CO2, et réhabilitation d’une décharge municipale : bien joué, Boston.