Un anniversaire sur fond de bilan largement positif. Coup d’oeil.

Chez Marcel Green, point de rétrospective de l'année écoulée. 2011 n'a pas été hyper intense après tout. Enfin si, elle a été hyper intense, mais nous, on préfère s'intéresser à l'an de grâce 1912. En 1912, la première version du paquebot France est lancée, pendant que le Titanic sombre dans les eaux glacées de l'Atlantique Nord, et que Bram Strocker, l'auteur de Dracula, s'éteint. Et puis en 1912, les oiseaux de France et d'ailleurs gagnent une association de protecteurs : la LPO est née.

1912-2012 : le calcul est vite fait, la ligue pour la protection des oiseaux fête son centenaire cette année. Créée il y a un siècle pour en finir avec le massacre du macareux moine en Bretagne, la ligue compte aujourd'hui 45 000 membres, héritiers directs des protecteurs de l'oiseau aussi appelé "perroquet de mer", et qui est devenu le symbole de l'association. En 1921, un refuge LPO est créé dans le Nord de la France : il sera le premier d'un réseau de 10 000 autres refuges de biodiversité en France. Puis en 1982, c'est le premier "centre de soins pour la faune sauvage en détresse" qui ouvre ses portes, suivi depuis par 7 autres du même genre, ainsi que deux unités mobiles : 5700 animaux y sont accueillis chaque année.

Et puis, le dernier grand combat gagné par la LPO l'a été devant les tribunaux, en 2010, quand la Cour d'appel de Paris a reconnu le préjudice écologique consécutif au naufrage de l'Erika en 1999 qui a décimé quelques 150 000 oiseaux et en a envoyé 74 000 dans les centres de soin de la ligue. Sinon, la LPO, c'est aussi le visage d'Alain Bougrain-Dubourg, qui avait eu la gentillesse de nous accorder du temps pour une interview à emporter.

Alors comme pour les Restos du Coeur, l'AMF ou Greenpeace, on aimerait souhaiter à la LPO une joyeuse disparition qui signifierait que tous les problèmes dont elle s'occupe sont définitivement réglés, mais en attendant ça, on se contentera de lui souhaiter sobrement un joyeux anniversaire