Non, ne prenez pas peur ! On ne va pas vous mettre de capteurs sous la peau ; vous ne serez pas tracké, suivi, pourchassé partout par une mystérieuse organisation secrète. Vous avez simplement la possibilité, grâce une simple montre, de donner des informations environnementales qui vont aider à la mesure de la qualité de l’air des villes.


Prenons l’exemple de Paris, il n’existe que 10 capteurs publics de qualité de l’air. Fatalement, la qualité de mesure est donc toute relative et ne permettent pas un suivi détaillé et pertinent.
Pour répondre à ce manque, une société a inventé, avec le soutien financier de la région Ile de France, une montre originale, à la pointe de la technologie et de l’innovation verte, du vrai Greentech comme on l’aime, voici ses caractéristiques :

  • Elle donne l’heure. C’est important de commencer par ça, après tout pour une montre, c’est un bon début.
  • Elle capte sous formes de données l’ozone. C’est à dire que la montre enregistre en temps réel le volume d’ozone présent autour de la montre.
  • Elle capte le bruit. Toujours sous forme de données bien sûr, la montre enregistre le niveau sonore dégagé autour de la montre.
  • Elle fait GPS. Ça paraît évident, mais bien entendu, cette montre géolocalise en temps réel tous les déplacements.

Précisément, voici la méthode de fonctionnement de cette montre : « À un rythme prévu à l'avance, ou bien à la demande de son porteur, la montre prend des mesures et les enregistre. Ces mesures sont à “basse résolution”, ce qui permet d'utiliser des capteurs légers et qui n'exigent pas de maintenance : elles indiquent si la qualité de l'air est, par exemple, “bonne”, “correcte” ou “mauvaise”. »

Un apect très intéressant de ce produit est le caractère citoyen de l’expérience. Car pour fonctionner, ce projet implique des citoyens. Il ne s’agit pas tout simplement d’installer 300 bornes automatiques dans Paris pour prendre les mesures, ce qui robotiserait encore plus notre ville, mais il s’agit bien de confier la responsabilité des mesures à des citoyens.

L’idée est innovante, quoique très simple et logique : on va mesurer un niveau de pollution pour arriver ensuite à le baisser, pour « protéger » les habitants ; autant  demander aux habitants eux-mêmes de faire la mesure de cette pollution !

Une fois les données collectées, tout le monde pourra les consulter sur des cartes « Google Maps » interactives, afin de repérer les zones les plus azotées ou les plus bruyantes :

la montre verte citypulse 2

Pour l’instant en version test par une centaine de personnes dans Paris, l’objectif est d’atteindre 1000 capteurs par ville, pour assurer une prise de données continue et pertinente.
En attendant, même Nathalie Kosciuko-Morizet, ex-secrétaire d’état en charge de l’écologie, nouvellement en charge du numérique, la teste. En tout cas, c’est ce que nous a dit son twitter :

NKM beta testeuse montre verte twitter

Enfin, voici une vidéo du Chef de la montre verte, qui explique très gentiment tout ceci :

 
Lamontreverte.org