la ruche qui dit oui la ruche qui dit oui

Depuis septembre 2011, des ruches d’un nouveau genre s’ouvrent progressivement un peu partout en France. La Ruche qui dit Oui ! est une start-up qui développe des outils pour mettre directement en lien les producteurs et les consommateurs et ainsi d’optimiser cette nouvelle façon de commercer. Présentation.

A l’origine de ce projet, Guilhem Chéron, un designer industriel passionné de cuisine et de nouvelles pratiques sociales a l’idée de développer des outils technologiques, connectés et sociaux pour favoriser les circuits courts et donc les producteurs locaux, avec l’ambition assumée de tenter d’ouvrir au grand public des pratiques encore alternatives…Concrètement, qu’est ce que propose la Ruche ? Créer un réseau alimentaire indépendant géré par un responsable de ruche qui organise la distribution et sélectionne en amont les producteurs situés dans un rayon de 250 kilomètres. Ces derniers décident de livrer en fonction d’un minimum de commandes et fixent eux-mêmes leur prix. Résultat : le producteur est payé 80% du prix de vente public. Pour le reste, 7,9% du prix de vente revient aux responsables de Ruche et 7,9% du prix de vente (l’autre moitié des 15,8 % restant après paiement au producteur et TVA) est reversé à l’organisme de paiement (2,1%) et le reste à l’équipe de la Ruche qui dit Oui ! « Ce système permet de professionnaliser la vente directe entre producteurs et consommateurs qui est juste au niveau de la réparation des revenus avec un coût de commerce bas », souligne le fondateur de la structure.

Une grande diversité de produits

Aujourd’hui, la structure comptabilise 180 ruches actives avec autant de ruches en construction, 1200 producteurs actifs et 20.000 membres actifs. Au menu dans les ruches : des légumes, de la viande, du fromage et laitage, du pain, du vin, du miel ou encore des fleurs avec une représentation importante des produits laitiers, œufs et légumes. Une charte de « 10 commandements » (production locale, qualité des produits de saison, limitation des intrants, condition des animaux….) vient encadrer la sélection des produits. Tous proviennent de petites structures fermières et près de 60% des produits sont bio. Une réflexion est actuellement en cours pour élaborer un label «  La Ruche qui dit oui ! » avec un cahier des charges réalisé par les utilisateurs…« Chaque ruche est unique et l’expression d’un terroir et de ceux qui la composent, ajoute Guilhem Chéron, 90% de nos membres ont envie de manger autrement, la Ruche n’est qu’un outil qui permet d’amplifier le mouvement ». A venir, la Ruche qui dit Oui ! ambitionne d’aller encore plus loin et réfléchit à des outils prévus pour courant 2013 qui permettraient d’optimiser les déplacements entre les producteurs pour favoriser d’autant mieux leur collaboration.

en savoir + http://www.laruchequiditoui.fr/