Sur MarcelGreen, nous avons l'habitude de proposer des alternatives "réalistes" au monde tel que nous le connaissons. Alors continuons dans cette veine réaliste : la Grande Faucheuse nous aura toutes et tous, sans exception. Dès demain ou dans 70 ans, nous y passerons tous.

Nous avons déjà présenté des alternatives écologiques à l'enterrement traditionnel ou à la crémation : cercueil écologique ou promession. Voici aujourd'hui une troisième voie pour aller vers "l'après", une voie appelée "aquamation".

L'aquamation, c'est un procédé qui utilise seulement 10% de l'énergie nécessaire à une crémation, et qui ne rejette aucune particule dans l'atmosphère, contrairement aux 200 kilos de CO2 émis par le four crématoire. Mais en quoi cela consiste-t-il ? Réponse une ligne en-dessous.

L'aquamation consiste à plonger le corps du défunt dans un bassin prévu à cet effet. Là, de l'eau chaude (93°C tout de même) contenant des doses supérieures de carbonates et autres hydroxydes que celle que nous buvons est envoyée dans le bassin. La combinaison du mouvement de l'eau, de sa température, et de son alcalinité (c'est le terme quand il y a plus de carbonates et d'autres trucs) accélère le processus de décomposition des tissus. Après quatre heures de ce traitement, ne restent que les os, les tissus s'étant décomposés dans l'eau.

Les os sont ensuite réduits en poudre, placée dans une urne funéraire. L'eau utilisée pour le procédé, quant à elle, sert tout simplement d'engrais et serait un excellent fertilisant.

Pour l'instant spécialité australienne, peut-être que l'aquamation frappera un jour à notre porte. D'ici là...