Contrairement à des métaux comme l’aluminium qui sont présents en très grande quantité dans la croûte terrestre, les stocks de cuivre disponibles arrivent à épuisement. Ainsi, et selon les sources, la date d’épuisement des ressources est fixée à 2028 pour les prévisions les plus pessimistes, et à 2039 pour les plus optimistes. Et on parle là du cuivre exploitable. Car du cuivre, il y en a dans la Terre, à de très grandes profondeurs. Mais de tels gisements, dont l’exploitation serait hors de prix, ne présentent aucun intérêt financier quant à leur exploitation. Comme tout ce qui est rare, le cuivre est cher. Les prix peuvent s’envoler au-delà de 8000€ la tonne.

Et comme pour tout ce qui est rare et cher, un trafic se développe. Ainsi, les retards de train dont on accuse souvent la SNCF sont souvent provoqués par des petits malins qui dérobent les câbles d'alimentation en cuivre et les revendent au prix fort au marché noir. Ce petit jeu coûte 30 millions d’euros par an à la SNCF, qui a même été obligée d’investir dans un dispositif de surveillance de ses installations, avec entre autres des hélicoptères équipés de caméras thermiques. Tout un arsenal défensif dont on se passerait bien.

Et que dire de ceux qui ont pénétré les champs de ruines laissés derrière le passage de la tempête Xynthia dans l’ouest pour récupérer du cuivre dans les maisons écroulées ? Si des gens sont prêts à prendre de tels risques pour le cuivre, c’est qu’il a une vraie valeur. Et le fait qu’il s’agisse d’imbéciles ne change rien à le donne.