Roselyne Bachelot a ouvert hier, à la demande de François Fillon, une table ronde sur l’impact sanitaire des ondes électromagnétiques qui doit précéder un « Grenelle des ondes » en Mai.

Les discussions sont à peine ouvertes, mais les longueurs d’ondes diffèrent déjà entre les ministres organisateurs du « Grenelle des ondes » et les associations invitées.

La ministre de la santé, Roselyne bachelot, avait ouvert le bal la veille de la réunion en déclarant dans le Figaro que « les risques du téléphone portable sont une question plus préoccupante que les antennes relais » et que rien ne permettait de prouver de manière certaine l’impact de ces antennes sur la santé humaine.

De leur côté, les associations comme Priartem, Agir pour l'environnement ou Robin des Toits, regrettent l’absence de scientifiques autour de la table et s’accrochent à leurs revendications initiales : une réduction du seuil d'exposition aux ondes des antennes relai à 0,6 V/m (contre 41 aujourd’hui), une campagne de sensibilisation sur les risques liés à l’utilisation du portable, notamment auprès des femmes enceintes, l’interdiction des portables pour les enfants.

La réduction du seuil d’exposition obligerait les opérateurs à réduire la puissance de leurs antennes relai et à les multiplier pour ne pas perdre en couverture. Des investissements supplémentaires qu’ils ne sont pas pressés d’engager…

La situation est d’autant plus bloquée que chaque partie s’appuie sur des études contradictoires et que la grande étude Interphone commandée par l’union européenne pour trancher n’en finit plus de se faire attendre ! Sa publication a déjà 3 ans de retard et des doutes émergent sur sa méthodologie …

Les secrétaires d’Etat Chantal Jouanno (Ecologie) et Nathalie Kosciusko-Morizet (Economie numérique) ont beau se dire ouvertes et transparentes… le Grenelle des ondes s’annonce tendu !