Le Ministère de l'Ecologie va planter des fleurs le long des routes de France pour lutter contre la régression des abeilles.

Cette initiative du Ministère de l'Ecologie en collaboration avec l'association "Réseau Biodiversité pour les Abeilles" concernera dans un premier temps 250 kilomètres de routes en France. Au passage, les multiples variétés sélectionnées permettront également de lutter contre l'uniformisation de la flore dans les campagnes.

Si le Ministère entre en scène, c'est que les abeilles sont en réel danger. La mortalité dans les ruches ne cesse d'augmenter, pouvant atteindre jusqu'à 30% des populations, à cause, entre autres, des engrais et autres pesticides. Si l'initiative s'avère concluante, elle pourrait être étendue dans les années à venir à plus de 12000 kilomètres de route à travers la France.

Mais aussi bizarre que cela puisse paraître, les abeilles ont de meilleures chances de survie en environnement urbain. Malgré l'atmosphère plus polluée qu'à la campagne, les plantes et autres fleurs y sont bien moins traitées avec des produits chimiques qu'à la campagne, autorisant ainsi une vie moins dangereuses aux insectes. Deux des plus grandes villes du monde l'ont d'ailleurs compris : New-York et Paris.

Dans la ville américaine par exemple, il est interdit d'élever des abeilles ou d'en garder chez soi depuis les années 90, au même titre que les lions, ou les crocodiles. Le tout sous peine d'amendes pouvant aller jusqu'à 2000$ pour les contrevenants. Mais la loi locale est en passe de changer, sous la pression de groupes militant pour l'élevage des abeilles, et qui entendent prouver leur non agressivité par rapport aux guêpes ou aux frelons. Des ruches à New-York, c'est donc pour bientôt !

crédit photo - L'internaute magazine A Paris en revanche, c'est déjà une réalité. Les ruches les plus connues se trouvent au Jardin du Luxembourg et dans le parc Georges Brassens. Mais les plus insolites sont peut-être sur le toit de l'Opéra  Garnier, et produisent jusqu'à 100 kilos de miel par an.

Crédit photo : L'internaute Magazine

Albert Einstein lui-même a dit : « Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre ». Une raison supplémentaire de sauver l'espèce ? Si vous en êtes convaincu, vous pouvez également parrainer une rûche grâce à l'initiative Un toit pour les abeilles. A suivre!

+ d'infos : L'information du Ministère, le site de l'association