Les habitants décident désormais eux-même des zones qui doivent être éclairées. Tout ça grâce à leurs téléphones.

Notre pays compte des millions et des millions de points d'éclairage public. Des réverbères qui, en certains endroits, éclairent des coins de France où il est rare de voir quelqu'un circuler la nuit. C'est le constat qu'ont dû faire les élus de Préfailles, petit bout de littoral situé quelque part entre Saint-Nazaire et Noirmoutier. La commune a présenté cette semaine son tout nouveau système d'éclairage public, rapporté par le journal Ouest France.Préfailles, ce sont 1300 résidents permanents, mais la commune voit sa population atteindre les 13 000 habitants pendant les mois d'été. Pendant les mois d'hiver, les lampadaires publics éclairent donc des zones de la ville dans lesquelles personne ne vit. Cela porte un nom : du gaspillage.

Pour résoudre ce problème de consommation d'énergie inutile, les habitants peuvent désormais gérer eux-mêmes leur éclairage public grâce à un numéro de téléphone dédié. En effet, dans un quartier de la ville, il suffit au riverain de composer un numéro depuis son téléphone, fixe ou portable, pour déclencher l'allumage des lamapadaires pendant une vingtaine de minutes. Passé ce délai, les LED repassent en mode veille. Selon Ouest France, "Le test de l’éclairage activé par téléphone permettrait dans ce quartier de faire baisser la facture de 65 à 90 %".

Mais la municipalité ne s'arrête pas là et va tester aussi trois autres types d'économies d'énergie pour son éclairage public : l'alternance (deux lanternes sur trois coupées), la réduction de l'intensité lumineuse (et avec elle de la consommation), et l'éclairage public par détecteur de mouvement. Toujours selon le journal de l'Ouest, la commune espère faire passer la part de l'éclairage dans son budget de 3% aujourd'hui à 0,3%.

Après la ville de Rennes qui réduit la vitesse de son métro pour économiser de l'énergie, ces expérimentations à Préfailles augurent peut-être de nouveaux comportements dans l'Ouest de la France qui pourraient bien empêcher, à l'avenir, la région d'être privée d'électricité en hiver pour cause de surconsommation.