Le 21 sera sur toutes les pages des écoliers dans leur cahier de textes : les Agendas 21 débarquent dans les établissements scolaires ! Je vous en parlais la fois dernière : ces programmes d’actions sur le développement durable ont envahi toutes les administrations publiques locales : villes, régions, pays, etc… Aujourd’hui, ce sont les écoles primaires, les collèges et lycées qui auront le droit de se coller une étiquette verte : des « éco-écoles » aux « établissements éco-responsables », en passant par les « E3D »( Etablissements en Démarche de Développement Durable), il y en a pour tous les goûts.

 

L’éco-citadin peut donc encore avoir un cartable sur le dos. Ou écouter Justin Bieber. Voire les deux. La preuve : s’il n’a pas réussi à s’imposer dans l’équipe du journal du bahut, s’il ne brille pas par ses performances sportives, du moins pourra-t-il bénéficier d’une forte popularité en devenant un véritable « éco-délégué » : il sera au cœur de l’élaboration de l’Agenda, parce que l’essentiel de la démarche se passe en classe. L’éducation au développement durable est bien sûr l’objectif visé par de telles opérations : les cours d’éducation civique ont intérêt à devenir plus verts pour former l’éco-citadin de demain, et d’aujourd’hui !

Concrètement, comment ça se passe ? S’agit-il simplement d’imprimer les bulletins en papier recyclé ? Pas du tout ! Il s’agit là d’une véritable mobilisation des élèves (sur autre chose que les menus peu ragoûtants de la cantine, ou sur l’haleine du prof de maths) sur le mode pédagogique : on y cause protection de l’environnement (sensibilisation pédagogique, sorties sur le terrain, gestion d’espaces verts…), social (et notammentl’entraide scolaire, mais aussi le respect, la lutte contre les discriminations), gouvernance (travail de débats en classe,dialogues, etc.), et enfin dimension économique (consommation énergétique, bilans carbones, etc.)

L’établissement scolaire est sans doute le lieu de vie clé pour apprendre les gestes quotidiens du développement durable, et être sensibilisé àl’éco-responsabilité. Les Agendas 21 scolaires sont pragmatiques, et ont le mérite de mettre les écoliers face à leur environnement. Une nouvelle génération d’individus éco-responsables à venir ? Ne reste maintenant plus qu’à généraliser les Agendas 21 aux autres lieux de vie de l’éco-citadin : son entreprise, son quartier… sa maison !

En jouant le facteur proximité, et en se coordonnant sur le mode de vie urbain, les Agendas 21 ont toutes les chances de vraiment réussir, et d’impliquer concrètement l’éco-citadin.

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Retrouvez Sébastien Lévrier, auteur de cette série, sur son site Internet, Le Globe Lecteur.f