Le groupe qui détient la marque LEGO parie sur l'énergie éolienne. Ce n'est pas la première entreprise à le faire, espérons que ce ne soit pas la dernière.

 L'énergie est une denrée précieuse. Elle le sera tout autant dans le monde de demain. D'ici à 2030, la demande énergétique mondiale devrait en effet augmenter de 1,8 à 2% par an. La question qui se pose aujourd'hui sera alors toujours la même : quel type d'énergie privilégier ? : Les énergies fossiles condamnées à disparaître ? L'énergie nucléaire ? Les énergies renouvelables?

Et quelle stratégie adopter pour les Etats ? : Se construire un parc de production suffisamment grand pour être auto-suffisants, ou investir dans d'autres domaines, et importer de l'électricité des pays voisins ? Des questions aussi passionnantes que difficiles à trancher pour les décideurs de tous bords (en France par exemple, à la veille des élections, bien malin qui peut prédire la part du nucléaire dans le mix énergétique en 2030).

Les grandes entreprises mondiales, elles, semblent prendre les devants. Ainsi nous apprenons aujourd'hui que le groupe Kirbi, propriétaire à 75% du groupe LEGO, s'apprête à prendre une participation importante dans l'une des plus grandes fermes éoliennes allemandes. L'énergie produite par l'installation servira alors à aider le groupe à atteindre l'objectif de 100% d'énergies renouvelables qu'il s'est fixé pour 2020. Le fabricant de jouets danois n'est cependant pas le premier à prendre ce genre de décisions.

On se rappellera ainsi de IKEA, autre société d'envergure mondiale, a franchi en 2010 la barre des 50% d'énergies renouvelables qui alimentent ses bâtiments. En Suède, mère patrie du marchand de meubles en kit, tous ses bâtiments sont chauffés et climatisés à hauteur de 98% par les énergies renouvelables. Selon Enerzine, le groupe suédois a dernièrement investi massivement dans les parcs éoliens, et en possèderait 52 en France et Allemagne, à même de fournir 10% de ses besoins golbaux en électricité.

Enfin, comment ne pas évoquer Google ? Le plus célèbre des moteurs de recherche investit très lourdement dans les énergies renouvelables, nos articles réguliers sur le sujet en attestent : "Google est-il en train de muer en marchand d'électricité ?", "Google alimenté au fumier ?", "La révolution Bloom Box"... La démarche de l'entreprise a même été saluée récemment par Greenpeace. Au total, la firme de Mountain View aurait investi près d'un milliard de dollars dans les énergies renouvelables, et ne compte sans doute pas s'arrêter là.

Pendant que ces trois géants mondiaux investissent et cherchent à développer leurs propres solutions au réchauffement climatique et aux besoins d'énergie à venir, les Etats du monde préfèrent jouer la montre et se renvoyer la balle lors des conférences sur le climat (Copenhague, Cancun, ou Durban, s'il fallait des preuves). Les entreprises, souvent pointées du doigt pour tel ou tel dérapage, ne devraient-elles pas, dans ce cas précis, servir d'exemples ?