Un smart grid, littéralement, c’est un réseau intelligent. Un réseau sur lequel sont placés des capteurs qui renseignent sur l’état de la consommation, sur la demande d’électricité et l’offre disponible. Du lieu de production au lieu de consommation, toutes les données sont collectées, mises en concordance et analysées par des outils informatiques pour distribuer l’énergie de la manière la plus intelligente possible à l’ensemble du territoire.

Des capteurs sont placés là où l’électricité est produite, dans les centrales nucléaires, dans les centrales à charbon, les fermes éoliennes ou photovoltaïques, et sur les lignes à haute ou moyenne tension, et informent en temps réel de l’état du réseau. Le consommateur final n’est pas en reste, et un appareil placé chez lui permet d’ajuster la distribution de courant. C’est notamment à cela que devrait servir le compteur intelligent Linky d’ErDF, dont 35 millions d’exemplaires devraient être installés en 5 ans, dès que le gouvernement aura donné son feu vert. Ce petit compteur représentant même "la 1ère étape de la construction d’un réseau intelligent" selon ErDF.

Des réseaux intelligents capables de distribuer l'électricité de façon plus pertinente, en fonction des besoins, de mieux exploiter les énergies d'origine renouvelable. Bref, de limiter les gaspillages et les émissions de CO2.