Economiser l'équivalent de la consommation électrique d'une ville de 500 000 habitants d'ici à 2020 ? C'est le défi que s'est lancé le secteur de la grande distribution.

On ne compte plus les magasins rénovés, à coups de panneaux solaires disposés sur le toit, d'éclairages à LED ou de systèmes de récupération des eaux. Mais alors que ces cas étaient autrefois plutôt rares et s'il s'agissait d'initiatives à saluer (ce que nous ne manquions d'ailleurs pas de faire sur ce site), ces travaux de réfection deviennent de plus en plus communs. Et c'est tant mieux.

Non, pour économiser toute cette énergie, les enseignes de grande distribution se sont tout simplement engagées, d'ici 8 ans, à fermer les trois-quarts des frigos des rayons frais. Vous savez, ces immenses armoires frigorifiques ouvertes aux quatre vents, pensées pour que le client puisse se servir le plus facilement possible ? Eh bien ce sont de véritables gouffres à énergie, qui représentent le premier poste énergétique d'une grande surface, bien avant l'éclairage et le chauffage. Les distributeurs se réfugiaient derrière le manque de mobilier disponible pour entamer le changement, mais ils semblent avoir changé leur fusil d'épaule. On les comprend volontiers, puisque selon leurs propres évaluations, une telle rénovation pourrait leur faire économiser jusqu'à 50% d'énergie au rayon frais, soit l'équivalent de la consommation électrique de 500 000 personnes. Une ville comme Lyon, tout de même.

La grande peur du secteur : que le consommateur, qui n’aura plus accès “directement” aux produits, et qui devra désormais ouvrir une vitre, ne réfléchisse trop avant de remplir son chariot et se prive de quelques achats dispensables. Et si quelques vitres au supermarché aidaient aussi à lutter contre le gaspillage alimentaire ?