Mark Zuckerberg, fondateur du réseau social Facebook, a annoncé le 26 mai avoir pris la résolution de ne plus manger d'autre viande que celle d'animaux qu'il aura tués de ses propres mains.

Se mettre en face de la réalité de l'abattage des animaux, ou être végétarien : c'est la règle que s'impose désormais Mark Zuckerberg, le créateur de Facebook, qui se place ainsi entre la pointe de la modernité et le retour aux sources.

Chaque année (depuis 2010), l'enfant prodige d'Internet se lance un petit défi : l'an dernier, c'était l'apprentissage du Chinois - peut-être dans l'idée que cela l'aiderait à négocier le déblocage de Facebook en Chine, où les internautes n'y ont pas accès - ; à présent, il a décidé de se nourrir de façon plus responsable, en ne mangeant de chair animale que celle provenant d'animaux ou de poissons qu'il aura lui-même tués.

Voici comment il explique son choix : "Cette année, mon défi personnel c'est d'être reconnaissant pour ce que je mange. Je crois que beaucoup de gens oublient qu'un être vivant doit mourir pour que l'on mange, donc mon but est de ne pas me laisser l'oublier, et d'être reconnaissant de ce que j'ai".

Et oui, l'homme aux 500 millions d'amis ne peut pas se permettre d'être un consommateur responsable comme tout le monde, et devenir simplement végétarien comme le font beaucoup de stars d'Holywood (ça n'étonne plus personne) : il faut que ça buzze, il faut que ça saigne ! Mais il n'empêche que l'idée a du bon, et il semblerait que cela devienne de plus en plus courant dans la Silicon Valley. Avec un steak haché ou une saucisse, il est facile d'oublier qu'un animal a été tué pour remplir notre assiette. Mais quand on l'a soi-même  abattu, cela veut dire d'une part que l'on sait exactement d'où il vient, et d'autre part que l'on prend vraiment conscience de ce que l'on mange. A partir de là, soit on accepte le sacrifice, soit on devient végétarien.

Difficile de l'imaginer en train de saigner un cochon, mais depuis qu'il a pris cette décision, Zuckerberg a déjà fait boullir un homard vivant, égorgé un poulet, une chèvre et un porc. "Jusqu'à présent, écrit-il, c'est une bonne expérience : je mange des aliments bien plus sains et j'ai beaucoup appris sur l'agriculture durable et l'élevage d'animaux". Il envisage ensuite de se mettre à la chasse.

En attendant, les paris sont ouverts pour tenter de deviner quelle sera la bonne résolution de Mark Zuckerberg pour 2012.