La voiture électrique n'est pas une idée si nouvelle que cela. Ce qui est nouveau, c'est qu'un constructeur, en l'occurrence Renault, décide d'investir autant dans la technologie pour lui donner un vrai coup de fouet.

La première voiture électrique officiellement présentée l'aurait été par Gustave Trouvé, à l'exposition internationale d'électricité au Trocadéro en 1881. Il y a 130 ans. Bien sûr, il s'agissait là d'une voiture de son époque, bien loin des lignes de la Fluence Z.E.

18 ans plus tard, à la veille du XXème siècle, l'ingénieur belge Camille Jenatzy propulse sa voiture électrique, la Jamais Contente (en photo en haut de l’article), à plus de 100 km/h pour la première fois. Mais au fur et à mesure que le siècle avance, la technologie électrique disparaît petit à petit au profit du moteur à essence, alors plus efficace, plus facile à entretenir et surtout moins cher. Pour que la voiture électrique redevienne crédible, il faudra deux chocs pétroliers qui font exploser le prix du baril de brut, et l'arrivée sur le devant de la scène de la problématique écologique : il n'est en effet plus possible dans le monde d'aujourd'hui de consommer à tort et à travers sans se soucier de ses émissions de CO2 et de leurs conséquences futures.

Le chemin vers une voiture moins polluante s'est fait par étapes, avec l'apparition des moteurs diesel, puis du GPL, des voitures hybrides, et enfin des batteries lithium-ion qui permettent aux véhicules électriques de soutenir la comparaison avec la performance et l'efficacité de leurs concurrents thermiques. Et c'est donc Renault qui, après avoir investi plus de 5 milliards d'euros dans son programme électrique, a l'honneur de devenir le premier constructeur mondial à proposer une gamme aussi étendue de véhicules exclusivement électriques avec la Fluence Z.E, le Kangoo Z.E,  Twizy et ZOE. Et on ne parle plus de 1881, mais bel et bien de l'année 2011.