Selon une étude ICF International commandé par McAfee, l'empreinte carbone mondiale annuelle du spam équivaut à 3 millions de voitures sur la route chaque année…

En même temps que l’email est devenu un outil incontournable de notre quotidien, le spam s’est installé au chaud dans nos boites mails et pourrait presque passé aujourd’hui pour quelque chose de normal, tout du moins inévitable.

Et pourtant, les 62 milliards d’emails indésirables échangés chaque année dans le monde sont une nuisance à plus d’un titre ! De multiples études ont montré qu’ils étaient un gouffre financier… L’ICF montre qu’il a également un lourd impact sur la planète !

Son caractère totalement virtuel pourrait laisser penser que le spam n’a pas d’impact écologique. Erreur. Comme tout ce qui se passe sur internet, le spam consomme de l’énergie et est donc responsable de l’émission de gaz à effet de serre.

L’étude d’ICF indique par exemple qu’un utilisateur de messagerie professionnelle moyen est responsable de l’émission de 131Kg de C02 chaque année dont près de 29Kg sont dus au spam ! A l’échelle de la planète, ce sont 17 millions de tonnes de CO2 qui sont ainsi relâchées dans l’atmosphère, soit 0,2% des émissions mondiales!

L’ICF montre par ailleurs que 52% de la consommation totale d’énergie liée au spam intervient au moment de l’ouverture et de la suppression du message par l’utilisateur… D’où l’intérêt des filtres anti-spam qui interceptent le message avant !

Mais il y a mieux : empêcher l’expéditeur d’envoyer le message. C’est ce qui s’est produit le 11 novembre 2008 aux Etats-Unis quand l’opérateur McColo Inc, connu pour ses envois intempestifs, a été déconnecté par son fournisseur d’accès internet. Du jour au lendemain, le volume de spam mondial a chuté de 70% ! Pour finalement remonter progressivement…

La lutte contre le spam est donc loin d’être gagnée, mais cette étude devrait encore gonfler le rangs de ces détracteurs !

Télécharger l'intégralité de l'étude ICF.