Passée presque inaperçue pendant les vacances de Noël, une nouvelle loi adoptée par le parlement le 22 décembre dernier prévoit que le produit de la vente d’électricité photovoltaïque sera désormais exonéré d’impôt sur le revenu lorsque la puissance des panneaux n’excède pas 3 kilowatts-crête*.

« Grâce au Grenelle Environnement, nous avons pu, de manière très concrète et opérationnelle, identifier tous les freins au développement des énergies renouvelables. Et maintenant, nous les faisons sauter un à un » a expliqué le Ministre du Développement durable, Jean-Louis Borloo.

En effet, l’installation de panneaux solaires ne cesse de se simplifier et se révèle de plus en plus intéressante pour les particuliers. En plus de cette exonération elle permet de bénéficier :

  • D’un crédit d’impôt qui s’applique à toute installation inférieure ou égale à 3 kW (au dessus, des conditions particulières existent)
  • La TVA à 5,5 % pour l’achat du matériel et son installation si le logement pour lequel sont effectués les travaux est achevé depuis plus de 2 ans.
  • La revente de votre électricité au tarif bloqué de 30 centimes d’euros par kWh ou 55 centimes d’euros par kWh pour les installations intégrées au bâti. L’ADEME estime que ce tarif vous permet de rentabiliser votre investissement sur une période comprise entre 8 et 20 ans selon son prix d'achat et l'ensoleillement de votre région.

A bon entendeur…

 

* La puissance-crête d’une installation photovoltaïque (exprimée en kWc) est la puissance maximale (capteurs bien orientés, bien inclinés, sans ombrage) qu’elle peut produire sous un ensoleillement donné. Dix mètres carrés de modules courants développent une puissance-crête d’un kilowatt, soit environ une énergie de 900 kWh à Lille et de 1 200 kWh à Nice, par an. (Source: ADEME)