Le Comité d'Organisation des Jeux Olympiques s'est lancé un grand défi : présenter un bilan carbone neutre à l'issue des compétitions olympiques et paralympiques.
Avant cela, le Comité (le COVAN) a demandé à la Fondation David Suzuki, le Nicolas Hulot de là-bas, une évaluation des quantités de carbone qui seraient rejetées au cours de la quinzaine olympique. Le résultat est aussi impressionnant qu'incompréhensible : 328000 tonnes. Bon… C'est en fait l'équivalent de CO2 émis pendant un an par 65600 voitures. C'est le transport aérien des athlètes et des spectateurs qui est le principal responsable de ce chiffre, à hauteur des deux tiers.
Pour compenser, la fondation David Suzuki estime que le coût serait inférieur à 5 millions de dollars, soit 0,3% du budget du COVAN. Le tout serait fait sous forme de crédits compensatoires. Les membres du COVAN apportent aussi leur contribution (modeste) en ne se déplaçant qu'en voitures hybrides. On peut aussi penser aux bus à hydrogène lancés pour l'occasion, ou aux bâtiments construits en pensant au développement durable pour tenter d'atténuer l'empreinte écologique de l'évènement. Bref, chaque geste, chaque action entreprise se doit d'avoir l'impact le plus modéré possible. C'est en ce sens qu'ont été pensés les JO de Vancouver.
Mais depuis, le bilan carbone prévu a dû s'alourdir. La faute notamment à des camions et des hélicoptères qui amènent la neige qui refuse de tomber sur le site de Cypress Mountain, où se déroulent les compétitions de snowboard et de ski acrobatique.
Ainsi, si certaines actions que nous vous avons présentées ces jours derniers ressemblent plus à du maquillage qu'à une lame de fond, il n'en reste pas moins qu'à Vancouver se déroulent les Jeux les plus verts de l'Histoire. Jusqu'aux prochains…












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