Le don par internet, évidemment. Vous allez sur le site de l'association ou de l'ONG de votre choix, cliquez sur le rubrique "dons (impossible de la manquer, quel que soit le site web), rentrez le montant de votre choix, appuyez sur "entrée". Votre compte en banque est débité, votre conscience soulagée.
Le don de la main à la main. Les journées de collecte de la Croix Rouge par exemple. Des jeunes gens partout dans les rues, en tenue d'apparat, vous alpaguant et secouant leurs tirelires qu'on dirait sorties des tranchées de la guerre de 14 pour réveiller votre sensibilité. Deux ou trois pièces, un billet et le tour est joué.
Que vous préfériez donner discrètement par internet ou directement de la main à la main, vous devez vous interroger sur la nature de l’organisme à qui donner. Un petit tour sur le site www.aquidonner.com devrait vous aider à faire votre choix : vous y trouverez notamment un comparatif d’associations et pourrez trouver celle qui vous correspond le mieux.
Surprise lorsque l’on consulte les documents auxquels nous nous référons dans les pages précédentes (le rapport d’activité du WWF notamment), le leg représente une part de dons loin d’être négligeable, environ 10% des dons manuels du WWF pour la période 2007/2008 par exemple (597 000€). De leur vivant, certaines personnes inscrivent dans leur testament la transmission de tout ou partie de leur patrimoine à ces organismes, la loi permettant de le faire “à condition qu'ils soient reconnus d'utilité publique”.
Mais d'autres formes de don existent, moins connues. C'est le cas du microdon.
"Le micro quoi ?"
Le microdon.
Le principe ? Donner un peu, plus souvent. L'entreprise Microdon se définit elle-même comme une entreprise citoyenne. Leur objectif ? Collecter, pour des initiatives associatives, une multitudes de micro-dons de quelques centimes, qui bien sûr une fois réunis représenteront une somme conséquente. Comment récolter ses centimes ? Directement à la source, à savoir sur la feuille de paie des salariés à chaque fin de mois. Si vous touchez un salaire net de 1543,27€ alors les 27 centimes vous seraient prélevés automatiquement pour alimenter un fonds commun. C'est une des méthodes proposées, celle de "l'arrondi".
Il faut bien se rendre compte que l'on parle là d'un modèle qui fonctionne et qui a déjà fait ses preuves ailleurs. Où ? En Angleterre par exemple. Depuis 1987, ce que l'on appelle là-bas "Payroll giving" permet aux employés qui le souhaitent de donner leurs centimes "en trop" à des oeuvres de charité. Le résultat : plus de 100 millions de livres récoltées chaque année.
D’ailleurs, l’idée même du microdon en France, Pierre-Emmanuel Grange, le président de la société, ne l’a pas sortie de son chapeau, mais l’a importée du Mexique : c’est lors d’un séjour là-bas, en payant plus cher à la caisse d’un supermarché que ce qu’il avait prévu, qu’il s’est rendu compte que son petit “extra” allait directement servir à aider des oeuvres caritatives.
La leçon à retenir de tout ça, c’est qu’il faut "savoir donner, sans rien attendre en retour". Les Français le faisaient déjà,continuent de le faire aujourd’hui, et ce n’est pas parce que Florent Pagny l’a chanté dans “Savoir aimer”. En tout cas pas seulement.












Commentez cet article