Ce développement planétaire n’est pas sans conséquence sur l’environnement…

D’abord, le Tourisme pèse très lourd sur les ressources naturelles des pays qui l’accueillent. Eau, énergie, terres arables, forêts, minerais, alimentation sont autant de ressources consommées par les touristes qui peuvent venir à manquer pour les populations locales…On estime par ailleurs que le tourisme est responsable de 60% des déplacements aériens chaque année. Il pèse donc lourd dans les émissions de C02 de ce secteur. Le tourisme a également une grosse influence sur l’environnement visuel: la constructions d’infrastructures sur des sites privilégiés, le rejet massif de déchets, la sur-exploitation de sites naturels (forêts, corails, fond sous marins, etc) sont autant de facteurs de la dégradation de l’environnement naturel des pays hôtes.

Pourtant, quand il est encadré et géré de manière raisonnable, le tourisme peut avoir des conséquences extrêmement positives pour un pays. Pour les 40 pays les plus pauvres de la planète, il est par exemple le second secteur pourvoyeur de commerce extérieur après le pétrole. Il peut être l’occasion d’un contact privilégié avec la nature et d’une saine ouverture à des cultures différentes.

C’est de ce constat qu’est née la notion d’écotourisme. Voici la définition qu’en donne la Société Internationale de l’Ecotourisme, plus ancienne association de promotion du tourisme durable : "L'écotourisme est une forme de voyage responsable dans les espaces naturels qui contribue à la protection de l'environnement et au bien-être des populations locales"

Notion récente née dans les années 70, l’écotourisme a connu un succès grandissant ces dernières années qui lui a amené la reconnaissance des instances mondiales du tourisme. Ainsi, Francesco Frangialli, Secrétaire général de l’Organisation Mondiale du Tourisme le décrit comme étant:

« une réponse durable à l’inquiétante montée d’un tourisme de masse insuffisamment conscient des menaces qu’il fait peser sur l’environnement.Le développement d’un tourisme tourné vers une consommation de plus en plus rapide et « rentable » des voyages, où chacun pense avoir le droit de découvrir jusqu’à la parcelle la plus reculée du monde, participe à la menace qui pèse sur le renouvellement des ressources naturelles telles que l’eau douce, les forêts et les récifs coralliens, et met en péril la survie de nombre d’espèces vivantes, trop souvent exposées à la curiosité de touristes s’imaginant dans des zoos à ciel ouvert. »

En France, il s’est structuré autour de l’Association Française d'Ecotourisme (AFE), créée en 2005 pour en faire la promotion. L’offre de voyages écolos est en pleine explosion et le marché est encore un peu confus mais déjà, des labels apparaissent et les destinations font rêver...