Le vote s'est joué à 176 voix (UMP et Centre) contre 151 (la gauche). Les élus de la gauche s'y sont opposés car la loi devait initialement interdire  sans concession l'exploitation des gaz de schiste. Or, elle n'interdit finalement que la fracturation hydraulique. Cette loi donne deux mois aux exploitants ayant bénéficié d'un permis d'exploration pour trouver un autre moyen de procéder ; sans quoi ils se verront retirer leurs permis.

Les opposants, qui estiment que cet amendement à la loi est une brèche dans laquelle pourraient s'engouffrer les industriels pétroliers, continuent leur mobilisation. Un grand rassemblement sur l'avenir énergétique de la France, qui se tiendra du 26 au 28 août, est en cours de préparation dans le Parc National des Cévennes. Ce Parc est en effet situé sur la zone d'un des trois permis de recherches accordés en mars 2010. C'est pourtant un site classé, censé être préservé de toute dégradation environnementale.