Le premier concerne évidemment les transports car, pour mener une politique globale cohérente, les dizaines de milliers d'employé de l' ONU ne travaillent pas chacune dans leur coin mais doivent se concerter. D'où des déplacements. Beaucoup de déplacements, qui sont responsables pour 61% des émissions de CO2 de l'organisation. De loin le premier poste d'émissions. L 'ONU encourage alors ses collaborateurs à privilégier le train ou les vidéo-conférences. Des mesures qui ont l'air de mesurettes, mais qui sont indispensables, d'autant que certaines sous-organisations imputent jusqu'à 90% de leurs émissions aux transports aériens et routiers. 

 
Le second poste d'émission des Nations-Unies, c'est celui de l'énergie : 14%. Avec les transports, cela représente tout de même trois-quarts du bilan global. Le projet "Smart 2020" estime que d'ici 8 ans, le secteur des TIC peut-être capable de diminuer ses émissions de 15%. Pourquoi pas l' ONU ? Pour cela, le programme interne baptisé "Switch it off" devrait inciter les milliers de collaborateurs à des gestes simples mais indispensables. Le plus simple d'entre eux ? Eteindre la lumière en quittant son bureau le soir. Ca parait bête, hein, et pourtant… 
 
D'autres efforts se portent sur la promotion de nourriture bio dans les cantines, sur les comportements au bureau pour éviter tout gaspillage de ressources… autant de gestes simples indispensables pour un organisme qui publie depuis 2008 un rapport annuel sur ses efforts pour aboutir, à terme, à une ONU capable de présenter un bilan carbone neutre. "Bonne chance", dans toutes les langues du monde.