Et si le tennis était le plus écolo des sports ?

A Paris, au stade Coubertin, a lieu depuis ce samedi l'Open GDF-Suez, la vingtième édition de ce tournoi de tennis féminin. Comme de plus en plus souvent dans ce genre de compétition (on se souviendra par exemple de l'organisation de l'Open de Nice), les organisateurs du tournoi ont saupoudré une pincée d'éco-responsabilité dans l'organisation de l'événement. Enfin plus qu'une pincée, disons une poignée.

Cette année, les organisateurs ont fait appel aux experts du groupe GDF-Suez ainsi qu'à une société privée, Love the World, spécialisée dans la vente de crédits carbone et la compensation carbone. Cette association des deux organismes devrait permettre d'évaluer les émissions en CO2 engendrées par le tournoi, pour plus tard les réduire ou les compenser. Pour cette édition 2012, c'est un projet de captage et de valorisation des gaz de la décharge municipale de la ville de Mendoza, en Argentine, qui a été sélectionné. Le projet est similaire au chantier qu'a entrepris la ville de new-York avec sa plus grande décharge : il s'agit de capter le méthane produit par les ordures en décomposition et de le transformer en énergie. Le procédé présente un double avantage, puisqu'en plus d'empêcher la libération dans l'atmosphère du méthane, un gaz à effet de serre bien plus puissant que le CO2, il permet de produire de l'énergie sans extraire la moindre énergie fossile. Et pour prouver que ce processus n'est pas une belle opération de greenwashing, tout cela est certifié par l'ONU, rien de moins.

Sinon, du côté du tournoi, à l'heure où ces lignes sont écrites, seule Marion Bartoli représentera la France en huitièmes de finale, et on attend impatiemment les résultats des matchs de Pauline Parmentier et d'Alizée Cornet. Pourquoi donner ces résultats ? On peut bien aimer la planète et le tennis, non ?