Cette année encore, les méduses seront surveillées de très près sur la Côte d'Azur. 

Cet été, le danger sur les plages ne sera pas ce soleil mordant ou ces glaces à l'eau qui fondent trop facilement et qui tachent irrémédiablement les serviettes de bain. Cette année, le danger est petit, gluant, piquant, et porte un nom latin qui fait toujours bien si vous arrivez à le placer dans un repas : Pelagia Noctiluca. Dit plus simplement : la méduse.

Celle-ci est en train de coloniser petit à petit mers et océans et cette prolifération spectaculaire s'explique de la façon la plus simple qui soit. En effet, l'Homme est le premier responsable de la prise de pouvoir de ces organismes étranges, qui apprécient particulièrement les eaux chaudes. Coup de chance, depuis la Révolution Industrielle, la température du globe et celle des océans augmente régulièrement. Réchauffement climatique quand tu nous tiens... Si l'on ajoute à cela la surpêche, et donc la disparition des prédateurs naturels des méduses, on obtient le cadre idéal à leur multiplication. Leur emprise sur le milieu marin est telle que les scientifiques parlent désormais de "gélification des océans"

Le problème est évidemment loin d'être franco-français. Ainsi, au Japon, les pêcheurs locaux ont constaté une augmentation du nombre de méduses géantes dans leurs filets de pêches. Et par "géantes", on entend "géantes" : 2 mètres d'envergure et 200 kilos pour un seul spécimen. Pour se rendre compte de la taille de ces animaux, jetez donc un oeil à la photo ci-contre…

Pour protéger ses littoraux d'une invasion, il existe bien des filets anti-méduses, mais en plus d'un coût très élevé pour les municipalités, il est impossible de couvrir les milliers de kilomètres de plages françaises. Alors, comme l'année dernière, il va falloir s'en remettre à la météo des méduses pour anticiper ses baignades : un programme de l'Observatoire océanologique de Villefranche-sur-mer dont les résultats devaient être accessibles sur jellywatch.fr à partir du 1er juillet. Dans le même genre, il existe également le site jellywatch.org, pour les anglophones, et qui prend en compte les prévisions dans le monde entier. Il est toujours intéressant de comparer avec nos voisins…