Impossible de le manquer ce matin. Télé, radio, internet, il est partout. Jean-Luc Mélenchon, co-président du Parti de Gauche (PG), a annoncé sa candidature officielle pour les élections présidentielles de 2012. Mais au fait, il en pense quoi, Jean-Luc Mélenchon, de l'écologie ?

 

 

Votre serviteur n'étant pas un fin connaisseur de l'Oeuvre du néo-candidat, quelle ne fut pas sa surprise en se rendant sur le site web du PG : les trois valeurs défendues par le Parti de Gauche sont "Ecologie, Socialisme, République". Premier choc.

Deuxième choc : si Jean-Luc Mélenchon n'est "que" co-président du PG, c'est qu'il partage le pouvoir avec Martine Billard. Martine Billard qui a passé plus de 20 ans de sa carrière politique dans le camp des Verts, étant même à une époque la porte-parole nationale du parti, avant d'être élue députée sous leur bannière en 2002. L'écologie ne semble donc pas être un effet de mode au PG. Nous voilà rassurés.

Revenons à la déclaration de candidature de notre homme au micro de Jean-Jacques Bourdin. Il a annoncé vouloir, entre autres, défendre "une planification écologique". Redirigeons-nous alors vers le site du Parti de Gauche pour voir comment ce terme y est défini, et citons allègrement (aucun rapport avec Claude Allègre. Humour, quand tu nous tiens) :

"L'idée de la planification écologique part du constat que notre modèle de développement et nos modes de vie ne peuvent s'inscrire dans la durée, car fondés sur l'idée fausse que nos ressources (eau, terre agricole, énergie etc...) sont infinies"

"La planification écologique place l'humain au coeur des préoccupations. L'enjeu, ce n'est pas de sauver la planète, mais bien de préserver notre écosystème pour assurer le maintien de la qualité de vie de tous. C'est bien l’être humain qui doit être au centre de la question écologique."

Le PG tient néanmoins à se démarquer d'Europe Ecologie, parti qui apparaît pourtant comme le plus crédible à l'heure de parler… d'écologie :

"Ce que propose Europe Ecologie, en ne remettant pas en cause la logique libérale, est justement un modèle écologique risquant d'accentuer les inégalités sociales".

Une analyse qui paraît juste (du moins honnête), de bonnes intentions, mais malheureusement pas encore de feuille de route pour mettre en place tout cela.

Arrêtons alors les copier/coller, et disons qu'en filigrane de cette explication de texte se cache une écologie très très très à Gauche ("limiter le niveau des hauts revenus permettra de limiter les dépenses ostentatoires, superflues et nuisibles pour notre environnement de cette classe favorisée"), dont on attend les propositions concrètes.