Comment attirer l'attention sur une conférence internationale sur le climat qui aura lieu dans quelques mois, et dont tout le monde est en droit d'attendre beaucoup ?

 

Comment attirer l'attention sur une conférence internationale sur le climat qui aura lieu dans quelques mois, et dont tout le monde est en droit d'attendre beaucoup ? En organisant une autre conférence, et en faisant de celle-ci un succès unanimement salué. C'est ce qu'il s'est passé à Nagoya, au centre du Japon, lors de la Conférence sur la biodiversité.

Les représentants des gouvernements présents (Jean-Louis Borloo s'était notamment déplacé pour la France) sont ainsi arrivés à un accord de principe qui prévoie une extension importante (quoique tout reste relatif…) des zones protégées. Ainsi, si 1% de la superficie des océans est considérée comme protégée aujourd'hui, cette surface sera décuplée en 2020. Sur la terre ferme, les aires protégées représenteront à ce même horizon 2020 17% de la surface du globe, contre 13,5% aujourd'hui.

Au delà ce ça, les participants se sont même entendus sur une ressource du présent et du futur : la gestion des ressources génétiques de notre planète. Si un laboratoire pouvait produire un médicament à partir d'une plante découverte au fin fond d'une forêt tropicale sans rien payer à personne, ce ne sera désormais plus le cas. Ce problème que nous soulevions dans notre article sur la biopiraterie est donc en passe d'être résolu, puisque "les avantages découlant de la transformation d'une avancée scientifique en produit commercial ou pharmaceutique - par exemple, l'utilisation de la génétique d'une plante pour un produit cosmétique ou un médicament- sont partagées entre les pays et les communautés qui ont conservé et géré cette ressource, souvent depuis des millénaires".

logo_mexico Nagoya, un succès. Et Mexico ? La conférence mexicaine est vue comme une seconde chance après l'échec cuisant de Copenhague il y a juste un an, mais qui dit que les pays seront plus enclins à collaborer ? Ca, personne ne peut le savoir. La situation politique est plus que tendue dans certains pays participants : Obama vient de perdre sa majorité à la Chambre des Représentants, les "affaires" Silvio Berlusconi vont semble-t-il précipiter la chute de son gouvernement, chez nous Nicolas Sarkozy est au plus bas et son actuel Ministre de l'Ecologie, Jean-Louis Borloo briguerait Matignon, le Royaume-Uni s'impose un plan économique extrêmement sévère… Pas sûr que l'écologie soit en tête de liste des priorités de ces participants-là.

Réponse dans 20 jours, pour l'ouverture du sommet à Cancún ?