Lao Tseu a dit "Celui qui sait marcher ne laisse pas de trace". Comme quoi parfois, un dossier entier consacré au thème du transport peut être résumé en une phrase. Ce qui nous amène à penser que le meilleur moyen de transport serait tout simplement … le pied.

Mais parce que toutes les distances ne peuvent pas être faites à pied (quoique) , il a fallut inventer des « moyens » de transport. Le transport étant devenu l’un des plus gros facteurs du réchauffement climatique, il faut le réinventer, le décarbonifier, le repenser.

Avant de vous présenter toutes les nouvelles manières de se déplacer à la sauce green, il convient de rappeler qu’il faut choisir son moyen de transport en fonction du trajet à effectuer. Utiliser une voiture hybride pour faire des trajets de 200 mètres n’est pas un acte écologique. Il faut savoir se poser les bonnes questions, pour pouvoir continuer à se déplacer librement et facilement … mais sans laisser trop de traces.

Pour choisir le moyen de transport le plus adapté, rien de tel que l’éco comparateur de déplacements de l’Ademe : En rentrant rapidement la distance à parcourir, le nombre de personnes, et le moyen de transport habituellement utilisé, l’eco comparateur vous indique les contre performances énergétiques de chacun des moyens de transport, et vous conseille le plus adapté.

Agir localement

Sujet sensible pour le gouvernement, le transport fut au cœur des débats pendant le Grenelle de l’environnement car il concerne plusieurs thèmes politiques importants : Ville / urbanisme, industrie, importations / exportations, environnement etc.

Le pacte écologique de Nicolas Hulot sensibilise les communes aux enjeux des transports durables : «  Avec 67% de la consommation française de produits pétroliers, le secteur des transports, et en particulier le transport routier, représente un enjeu énergétique et climatique majeur. La consommation de ce secteur ne cesse, en effet, d’augmenter avec toutes les conséquences globales (26 % des émissions de gaz à effet de serre françaises) et locales (congestion des centres-villes, bruit, accidents, pollution de l’air et de l’eau) qui en résultent. Pour répondre à ces enjeux, il sera nécessaire de revoir nos choix collectifs et individuels ainsi que notre conception de la mobilité afin de réduire la part du transport routier. »

Quels véhicules pour demain ? (extrait de notre dossier consacré aux déplacements urbains)

La première voiture à rechercher une plus faible empreinte écologique apparue sur le marché est la voiture hybride, qui allie énergie fossile et énergie électrique. Cela permet de consommer et de polluer moins. Aujourd’hui, tous les constructeurs s’y mettent, mais ces voitures consomment toujours du carburant issu du pétrole, et l’énergie grise dépensée pour leur fabrication reste sujet à controverse.

La pile à combustible et l’utilisation d’hydrogène représentent des solutions d’avenir car ce combustible est présent partout (90% des atomes de l’univers) mais les problèmes de production et de stockage sont nombreux.

Une autre solution est peut-être dans les travaux de Stanley Meyer et de sa Water Full Cell. Cet inventeur allait jusqu’à dire que son système permettrait de produire de l’énergie gratuite, en dissociant les molécules d’eau en hydrogène avec une efficacité inégalée.

Se confrontant aux détenteurs de l’énergie payante, il eut du mal à convaincre du bien fondé de ses recherches.

Aujourd’hui la NASA et l’US Air Force explorent ses pistes, preuve de leurs pertinences.
D’autres recherches existent sur des énergies « propres », mais l’énergie la plus « verte » reste évidemment celle que l’on ne consomme pas.