Avec 4 européens sur 5 qui sont des citadins, la Commission Européenne reconnaît aux villes un rôle important à jouer dans la politique environnementale globale.

Alors que les gouvernements se réunissent à l'occasion sur le thème sensible de l'environnement (Copenhague, Nagoya, et bientôt Mexico), le sentiment que les villes ne sont pas entendues dans ce genre de débat se fait fort. Pourtant, si un accord global venait à être trouvé, ce sont les collectivités territoriales qui commenceraient à appliquer d'hypothétiques accords. Mais de nombreuses villes européennes n'attendent pas qu'un compromis entre Etats soit trouvé pour prendre les devants, et les villes engagées dans la voie écologique sont déjà nombreuses. Ce sont les meilleures de ces villes que la Commission Européenne nomme "Capitales européennes de l'environnement". Pour être éligibles à ce titre les villes doivent avoir des standards environnementaux élevés, des objectifs de développement durables ambitieux, et pouvoir promouvoir et servir de modèles aux autre métropoles européennes.

Nantes2013 Commencé cette année, le projet "capitales vertes" a élu Stockholm, et l'on connaît déjà les trois lauréats suivants : Hambourg 2011, Vitoria-Gasteiz 2012 et Nantes 2013. Oui, Nantes. La «ville la plus agréable à vivre en Europe» selon Time Magazine en 2004. La préfecture de Loire-Atlantique est récompensée de ses efforts entre autres en faveur des modes de transports doux comme le tramway, le busway (spécialité du coin !) ou les vélos en libre service.

La ville qui s'est dotée d'un "plan climat" et met en place une ambitieuse politique de transports se voit ainsi récompensée par l'organe suprême de l'UE. De quoi inspirer et encourager d'autres villes françaises ?