La ville de Nantes, à la pointe du développement durable, a été élue "Capitale verte de l'Europe" pour l'année 2013 par la Commission européenne. 2013, c'est aussi l'année où Nantes inaugurera son stade couvert d'une centrale photovoltaïque, dont le projet vient tout juste d'être lancé.

Nantes Métropole a voté en faveur d'un projet de centrale photovoltaïque sur son futur stade d'athlétisme. Le stade, d'une surface globale de 10 208 m2, sera ainsi doté d'un toit de 4000 m2 de panneaux solaires orientés plein Sud, qui rendra son bilan énergétique positif, tout en protégeant les athlètes des intempéries. Le bâtiment sera encore mieux qu'un BBC (Bâtiment de basse consommation) ; il produira plus d'énergie qu'il n'en consomme : 584 000 kW/heure, selon les estimations. Il aura même une toiture végétalisée, ainsi qu'une grande cuve de récupération de l'eau de pluie qui servira à arroser le stade de rugby situé près du futur stade. 80m2 de panneaux installés en complément serviront à chauffer l'eau des douches. Un véritable concentré de technologie durable.



La ville est actuellement à la recherche de soutiens financiers auprès de l'Europe, de la Région et de l'Ademe. Le coût du stade sera de 17, 5 millions d'euros, auxquels s'ajouteront 3,38 millions d'euros pour l'installation photovoltaïque.

Les travaux commenceront dès septembre 2011, et devraient se terminer en 2013. Le projet a été validé à la mi-février, malgré le moratoire sur la filière solaire imposé par le gouvernement à cette période, afin de ne pas retarder le début des travaux. La ville lancera son appel d'offre au mois d'avril. Sans vouloir chercher la petite bête, on espère quand même qu'elle gardera une certaine cohérence dans sa démarche en privilégiant un entreprise locale plutôt qu'une multinationale qui lui installera des panneaux importés de Chine.

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