Les autoroutes d'Ile-de-France sont appelées à ne plus être éclairées dans les années à venir.

Les autoroutes franciliennes sont éclairées la nuit. Ce qui peut paraître normal à nos lecteurs parisiens et banlieusards (voire belges, puisque c'est aussi le cas chez nos voisins d'outre-Quiévrain) l'est peut-être moins pour les autres. En province, si quelques tronçons sont éclairés (au niveau d'échangeurs par exemple), l'immense majorité des autoroutes est plongée dans le noir à la nuit tombée. Et éclairer les autoroutes coûte cher à la Direction interdépartementale des routes d'Ile-de-france (DIRIF). Dans les 3 millions d'euros par an. Et consomme énormément d'électricité. Mais pourquoi vouloir arrêter un éclairage qui a toujours existé ?

Les autorités avancent deux arguments : la sécurité et la consommation excessive d'énergie. Si, si, la sécurité. Preuve à l'appui : suite à un vol de fils de cuivre en 2007, une portion de l'autoroute A15 n'est plus éclairée la nuit. Le résultat ? Une baisse des accidents de l'ordre de 30% lors des 2 années suivant le vol : dans le noir, les conducteurs sont plus attentifs et prudents que lorsque la route est éclairée. La suppression de l'éclairage a donc déjà commencé sur une portion de l'A86 au Nord-Ouest de la capitale. Quant à l'énergie engloutie dans l'éclairage des autoroutes franciliennes, l'objectif final est "d'éteindre" 130 kilomètres d'autoroutes franciliennes et d'ainsi diminuer la consommation d'électricité consacrée de 40%. Ce n'est pas rien.

Avec le plan de rigueur gouvernemental (qui ne dit pas son nom) qui vient d'être lancé, ce genre d'initiative durable tombe plutôt bien, non ? Hasard du calendrier sans doute…