Moins polluantes et moins bruyantes, idéales pour la ville de demain ?

Tout le monde connaît les engins balayeurs de trottoirs. Avec leurs deux brosses rotatives fixés au pare-chocs avant et leur aspirateur, elles sont là pour réparer les incivilités des passants. Quand les piétons préfèrent jeter leurs déchets par terre plutôt que de marcher jusqu'à la poubelle la plus proche, jamais bien éloignée. Mégots de cigarette, emballages divers, mouchoirs… la variété des ordures qui finissent à même le sol est impressionnante.

Dans un soucis d'image et de salubrité publique, les mairies envoient patrouiller leurs balayeuses thermiques : consommatrices d'essence et bruyantes, les piétons ne manquent pas de raisons de se plaindre dès qu'ils les croisent. Vous voyez l'absurdité de la situation ? Le piéton jette son mégot par terre, une balayeuse est envoyée pour nettoyer cette erreur, et le même piéton se plaint du bruit et du dérangement occasionnés par la machine. "Cercle vicieux" ou "serpent qui se mord la queue", appelez-ça comme vous voulez.

La mairie de Paris teste alors une nouvelle solution : les balayeuses électriques. Neuf de ces engins sont actuellement en test dans les rues de la capitale. Equipées de batteries lithium-ion, elles n'émettent aucun rejet de CO2 et sont trois fois plus silencieuses (vraiment trois fois plus, ce n'est pas qu'une expression) que leurs équivalents thermiques. Pour la mairie, un tel changement permet aussi de faire des économies puisque là où l'utilisation des modèles thermiques revenait à 3,6 euros de l'heure, il ne coûte désormais plus que 0,6 euros pour la même durée.

Alors avec tous ces avantages, qu'est-ce qui empêche la municipalité de remplacer sa flotte de 86 balayeuses par ces nouveaux modèles électriques ? Comme pour la voiture électrique, le principal frein reste le coût à l'achat, deux fois plus élevé qu'un modèle thermique. Il va falloir faire baisser tout ça…