Recycler des produits de luxe sans être cheap ? Hermès l'a fait.

L'industrie du luxe passe souvent pour le grand méchant loup du développement durable. Cuirs rares et bois précieux riment en effet rarement avec "écologie". Hermès, la maison française de maroquinerie, de prêt-à-porter et de tant d'autres choses essaie d'en finir avec cette image et met l'upcycling en valeur.

A force de récupérer toutes les chutes des matières premières utilisées pour les collections de la marque, les petites mains d'Hermès ont dû se constituer un trésor de guerre : cuirs ou tissus tachés, cristal imparfait, porcelaine fêlée… La vraie bonne idée, c'est de donner une seconde vie à tous ces objets que d'autres maisons considèrent comme des déchets. Pascale Mussard, descendante de Thierry Hermès (vous avez déjà deviné qu'il s'agissait du fondateur de la marque) décide alors de fonder "Petit H", soit une ligne temporaire de produits griffés de la marque au H, présentés temporairement à Paris ou à New-York.

Quant au surnom attribué à chacune de ces créations, pour elle, ce sont des OPNI : des « Objets Poétiques Non Identifiés », dans lesquels se mêlent les savoirs-faire de tous les talents Hermès. Pour celles et ceux qui vivent ou sont de passage à Paris, la boutique de la marque située rue de Sèvres expose les créations 2011 de Petit H jusqu’à la fin du mois de décembre, collections d'objets uniques et inédits d'une industrie qui a peut-être un bel avenir devant elle : le recyclage de luxe.