Le designer français se penche cette fois sur un objet du quotidien : la corbeille à papier.

Philippe Starck a choisi d'apporter son aide et son talent à ELISE, une initiative qui vise à trier et à récupérer le papier dans l'univers professionnel.Toutes les informations sur ce projets sont dans notre précédent article, "Elise fait avancer la collecte du papier en France", dans lequel nous annonçions la mise à disposition de la corbeille Starck en avril 2012. Nous y voilà.

Notre designer s'attaque à un problème de poids puisque chaque année, dans le monde, ce sont 6 milliards de tonnes de déchets qui ne sont pas traités dans les entreprises. Or, trier ses déchets, c'est agir directement pour la planète. Ainsi, depuis la mise en place de l'initiative ELISE, ce sont 167 000 arbres qui ont été sauvés, 33 000 tonnes de CO2 qui n'ont pas été émises dans l'atmosphère, et 1,8 milliards de litres d'eau qui ont été économisés. Imaginez un peu ces chiffres transposés à l'échelle de la planète, ça donne le tournis.

Pour concevoir sa corbeille, Philippe Starck avait deux obligations : qu'elle soit belle, et qu'elle soit écologique. Pour la beauté, mission accomplie, il suffit de jeter un oeil à l'objet et à sa texture "papier froissé" pour s'en convaincre. La durabilité de la corbeille est elle aussi bien réelle : celle-ci est fabriquée avec un plastique végétal 100% recyclable, conçu et produit dans le Nord de la France, et provenant de cultures non-OGM et qui respectent les cycles de jachère. Les Allemands l'ont même élu « Matériau bio-sourcé de l’Année 2011 », grâce à son empreinte carbone réduite de 65% par rapport aux plastiques traditionnels.

La corbeille est déclinée en six couleurs : rouge pour les piles, grise pour les canettes, blanche pour le papier, verte pour le verre, orange pour les ampoules et noire pour les cartouches usagées. Mais le mieux, c'est encore de jeter un oeil sur la photo ci-dessous, avec Philippe Starck et Bruno Meura, l'homme à l'origine d'ELISE...