L'entrepreneur breton Franck Le Borgne avait investi 2,5 millions d'euros dans son installation de panneaux photovoltaïques suiveurs, avant de voir tout son projet sabordé par le moratoire du gouvernement sur la filière solaire en décembre 2010. 

Oublié de l'administration, il se lançait le 11 juillet, en désespoir de cause, dans une grève de la faim qui a duré 11 jours et s'est soldée par une hospitalisation suite à un malaise. 

Une semaine après, le 28 juillet, l'ex-gréviste a été reçu par le ministère de l'écologie, qui lui a promis "des aménagements à l'intérieur du décret", visant à "corriger les situations anormales issues d'erreurs administratives et aider le tissu de PME de la filière asphyxiée par le moratoire à survivre".

Ce qui prouve qu'en protestant quand il est encore temps, on peut finir par obtenir des ménagements, comme le chantait Boris Vian… Contents d'avoir marqué un point, les acteurs de la filière n'en restent pas moins toujours aussi mobilisés.