En Inde, un complexe sportif intègrera plusieurs technologies durables, dont une dont nous parlons rarement, pour ne pas dire jamais.

Vous vous demandez peut-être pourquoi un stade en Inde ? Parce qu'à notre connaissance, l'Inde n'a pas d'équipe de football susceptible de déplacer les foules, ni d'équipe de rugby d'ailleurs. Le football américain est américain. Alors pourquoi vouloir se doter d'un si grand complexe sportif ? La réponse est peut-être le cricket. Ce sport, dont le baseball est un dérivé, déplace les foules sur les terres de Gandhi, et la ligue professionnelle de cricket en Inde peut se targuer de déplacer 58 000 spectateurs en moyenne à chaque match. Un si grand complexe dans un si grand pays qui exprime une si grande passion pour un sport n'est donc pas une hérésie, loin de là.

2011 oblige, finis les stades "à la Stade de France". Comprendre des stades ouverts aux quatre vents posés en pleine zone commerciale. Place aux stades du XXIème siècle. D'une architecture définitivement plus moderne, les deux stades principaux sont en forme de gouttes d'eau et leurs toits sont recouverts de cellules photovoltaïques. Mais les toits solaires sont presque devenus une norme pour les grands ouvrages architecturaux.

Ce qui est moins courant, c'est le choix de récupérer l'énergie piézoélectrique. Pour définir la piézoélectricité, rien de mieux que Wikipédia : il s'agit de "la propriété que possèdent certains corps de se polariser électriquement sous l’action d’une contrainte mécanique". En d'autres termes, la cadence des pas des spectateurs du complexe servira à produire l'énergie du stade. C'est peu ou prou la même chose qui avait été tentée dans une rue de Toulouse il y a quelques mois maintenant. Ce morceau de trottoir permettait à lui seul de fournir suffisamment d'énergie pour alimenter les réverbères alentours. Alors aux abords d'un stade dont les allées sont piétinées par des dizaines de milliers de personnes en quelques heures, le résultat pourrait bien être surprenant.

Voilà une idée dont la RATP pourrait s'inspirer pour éclairer les couloirs d'un métro parisien à la limite de la saturation...