La capitale bretonne cherche à éviter le black-out électrique par tous les moyens.

39 départements sont ce matin placés en vigilance orange pour "grand froid et neige" par Météo France. Hier, aux alentours de 19h, le pays a frôlé le record historique de consommation électrique établi en décembre 2010, un record qui pourrait être battu lundi prochain selon RTE, la filiale d'EDF qui s'occupe du transport de l'énergie. Et comme chaque année ou presque à la même période, des black-outs électriques sont à craindre, notamment en Bretagne, située au bout du bout du réseau de distribution électrique.

Alors pour éviter toute saute de courant, en Bretagne, on cherche à économiser de l'énergie, et la ville de Rennes a inauguré une méthode assez originale : ralentir la vitesse de ses rames de métro. Sur la seule ligne de métro de la ville, la vitesse des rames a en effet été réduite de 60 à 54 km/h, soit une baisse de 10%. Selon un responsable des transports rennais cité par le journal 20 Minutes, "le temps de trajet a donc augmenté de deux secondes entre chaque station". La STAR, le service de transport de Rennes Métropole, entend ainsi économiser de 300 à 500 kW d'électricité par jour. Les passagers, eux, ne remarqueront sans doute même pas le changement : les rames ne sont plus espacées de 2 minutes 49 mais de 3 minutes, et un train a été purement et simplement supprimé sur la tranche de service 18h-20h.

L'idée est belle, c'est vrai, mais comme dit plus haut, il n'y a qu'une ligne de métro dans la ville de Rennes, qui transporte tout de même plus de 71 millions de passagers par an. On suggérerait bien à la RATP de tenter une expérience similaire, mais avec un réseau de 14 lignes au bord de la saturation, qui transporte 1,4 milliards de passagers, supprimer un train comme à Rennes entre 18h et 20h, c'est prendre le risque de vivre un remake de la Révolution Française, mais dans les couloirs du métro.

Au fait, comment on dit "Vive la Bretagne", en breton ? "Bevet Breizh”, c'est ça ?