Sarkozy, Hollande et... Joly : les sondages ne s'étaient pas trompés. Tant pis.

A 20h00, les estimations sont enfin tombées : si François Hollande et Nicolas Sarkozy s'affronteront comme prévu au second tour de l'élection présidentielle, et si Marine Le Pen fait une percée effrayante dans la compétition, le score qui nous intéresse ici est celui d'Eva Joly. Comme prévu, la représentante d'Europe-Ecologie - Les Verts aura rassemblé 2% des suffrages.

Alors oui, dit comme ça, c'est peu. Surtout si l'on se souvient qu'en 2002, Noël Mamère avait scoré 5.05%. Seulement voilà, en 2007, le score de Dominique Voynet ne s'élevait qu'à 1.57%. Entretemps, avec les élections européennes de 2009 (16.28%) et les élections régionales de 2010 (12.18% au premier tour pour en faire alors la troisième force politique du pays), les militants et sympathisants des Verts avaient peut-être vus leur parti un peu trop beau. En novembre 2011, un sondage de l'Observatoire BVA venait confirmait cette percée écologiste et créditait Nicolas Hulot (alors candidat favori pour représenter les Verts, avant les primaires du parti) de 8% au premier tour, derrière Marine Le Pen et... Dominique Strauss-Kahn. Une autre époque.

Depuis, Eva Joly a écrasé son adversaire à la primaire EELV, est même passée à un cheveu de plier l'affaire dès le premier tour, et s'est lancée dans la campagne pour porter haut ses couleurs. Une campagne décevante selon beaucoup d'observateurs, et dont l'écologie aura été désespérément absente. Difficile alors de faire entendre sa voix... La réaction de la candidate juste après les résultats ne s'est néanmoins pas faite attendre : "J'appelle dès à présent toutes celles et ceux qui ont voté pour moi et au-delà à tout faire pour que notre pays sorte enfin du sarkozysme en se rassemblant derrière la candidature de François Hollande".

Point positif de ce week-end pour Eva Joly : Marine Le Pen a été déboutée par la cour d'appel de Paris de l'action en diffamation qu'elle avait engagée contre la candidate EELV. C'est déjà ça...