Ce petit état du Pacifique encourage la sauvegarde des squales.

Ces derniers mois, c'est à une hécatombe que l'on a assisté dans les eaux du monde entier. Des surfeurs, des touristes, et même un jeune marié en voyage de noces ont succombé sous les coups de dents de requins. Une augmentation inquiétante du nombre de ces attaques qui ont été expliquées de différentes façons, classées sans ordre de préférence ni d'importance :

  • La médiatisation extrême de ce genre d'accidents
  • Le nombre de baigneurs et de touristes en général en constante augmentation sur toutes les plages du monde
  • La pêche intensive au large vide les mers de leurs poissons, et les prédateurs dont font partie les requins doivent s'approcher des côtes pour trouver à se nourrir
  • L'inconscience de certains : on prendra l'exemple de ce nageur en Afrique du Sud. Alors que des requins avaient été signalé, ce nageur est allé piquer une tête avant de se faire dévorer une jambe. Une anecdote rapportée par Slate Afrique.

Malgré ce statut de prédateur implacable entretenu par le cinéma (on n'en parlera pas, mais vous avez deviné à quel film on faisait référence), le requin serait en fait presque une victime. Entre 70 et 100 millions de ces poissons seraient tués chaque année dans le monde, pris par mégarde dans des filets dérivants, ou chassés pour leurs ailerons très appréciés dans les soupes en Asie. Certains états semblent rendre conscience de cet état de fait et la protection des squales s'organise.

L'exemple nous vient tout droit de l'océan pacifique, où des états pourtant microscopiques ont fait de la protection du requin une de leurs caractéristiques. Les Iles Marshall par exemple, quelque part entre l'Australie et Hawaii, ont rigoureusement interdit la pêche et le commerce des ailerons de requins sur leur territoire, ce qui abouti à la création d'un sanctuaire pour requins de deux millions de kilomètres carré, le plus grand du globe. Une initiative directement inspirée de l'état de Palau, au large des Philippines, qui avait pris une décision similaire deux ans plus tôt, pour ses 600 000 kilomètres carré. Ses deux états ont donc créé une zone équivalente à 5 fois la surface de la France métropolitaine, dans laquelle les requins ne peuvent être chassés.

Mais si l'intention est belle (quoiqu'un brin mercantile, puisqu'ils cherchent avant tout à protéger leurs ressources liées au tourisme plutôt qu'à sauver une espèce, mais après tout on se fiche pas mal de la cause lorsqu'on voit le résultat), l'application sera sans doute plus difficile, car il paraît compliqué pour ces états microscopiques d'assurer une bonne surveillance de ces immenses zones, et donc de faire respecter l'interdiction de pêche.

En attendant que d’autres pays prennent le même genre de mesures, pour voir des requins, il restera toujours les aquariums…