Puma chiffre son bilan environnemental. Une première.

Quel est le point commun entre la FNAC, Gucci, Yves Saint-Laurent, Puma, ou encore Balenciaga ? Toutes ces marques font partie du groupe PPR, créé par François Pinault. Vous savez, celui qui boit des verres avec Jacques Chirac tous les étés en terrasse d'un célèbre café de Saint-Tropez. Et bien le groupe PPR, fort de son catalogue de marques, a annoncé dernièrement vouloir mettre en place un compte de résultat environnemental pour ses activités "Sports and lifestyle", une première mondiale pour un groupe de cette taille.

L'objectif de cette démarche est d'identifier aussi précisément que possible l'impact environnemental des activités du groupe et de le chiffrer. Ce chiffrage implique l’intégration des "externalités", c'est-à-dire les effets indirectes de l’activité de Puma sur son environnement. Pour le dire plus simplement, rien de tel qu'un exemple parlant : si Puma a une usine qui rejette des tonnes de CO2 dans l'air chaque année et que les habitant voisins du bâtiment industriel ont des troubles respiratoires dus à ces rejets, les dépenses de santé du voisinage vont augmenter. Ce sont donc ces dépenses qu'on pourrait qualifier de "parallèles" que Puma et PPR ont tenté de chiffrer et vont s'efforcer de réduire au maximum.

Emissions de gaz à effet de serre, consommation d’eau, utilisation du sol, pollution atmosphérique et production de déchets ; voilà les 5 postes soumis à observation. C'est en 2015 que cette énorme étude devrait être publiée. Et en attendant, le groupe a donné un os à ronger aux médias en transmettant le compte de résultat environnemental de Puma, la marque sportswear du groupe. Jetons-y un oeil.

Un chiffre pour seul bilan : 145 millions d'euros. C'est le cout de l'impact environnemental évalué par Puma. La production des matières premières nécessaires aux activités (l'élevage de bovins pour le cuir, la culture de coton ou la production de caoutchouc) et effectuée par les fournisseurs de la marque est responsable de 57% de ce chiffre, soit 83 millions d'euros. Et 6% du chiffre est imputable au fonctionnement des bureaux, entrepôts et magasins Puma. Pour ces derniers, leur impact environnemental, pour 90%, relève d'émissions de gaz à effet de serre (et pas uniquement de CO2, mais aussi de 5 autres gaz, ce qui rend les chiffres de l'étude incomparables avec d'autres démarches similaires).

Alors oui le chiffre est intéressant. 145 millions, dit comme ça, ça fait beaucoup. Mais comme l’appétit vient en mangeant, on aimerait maintenant connaître les leviers qui seront actionnés par Puma pour réduire son impact environnemental. En 2015, avec le reste de l'étude ?