Le sol du Texas est percé comme un gruyère après des décennies de prospection pétrolière. Pourquoi ne pas utiliser ces puits pour exploiter l'énergie géothermique ? 

L'année dernière, une étude menée par une université de Dallas, au Texas, avait fait grand bruit : selon ses conclusions, l'énergie géothermique produite sur place pourrait suffire à satisfaire la demande énergétique des Etats-Unis, voire même plus.

Voilà qui concorde parfaitement avec le sujet qui nous intéresse aujourd'hui, puisqu'au Texas, des compagnies énergétiques envisagent ainsi l'exploitation de cette source d'énergie infinie, mais sous l'angle du recyclage, puisqu'ils envisagent d'utiliser les puits déjà creusés par l'industrie pétrolière. Une façon de recycler une infrastructure qui n'est pas sans rappeler la réutilisation du bitume faite dans le Gers, que nous vous présentions la semaine passée. Mais revenons au Texas : là-bas, les chercheurs de pétrole ont creusé beaucoup, beaucoup de puits de pétrole.

S'il n'existe aucun chiffre officiel, on estime tout de même qu'il y en aurait entre 1,2 et 1,4 millions dans l'Etat dont J.R. Ewing était le pire représentant dans les années 80. Or, le forage des puits de géothermie fait partie des premiers postes de dépense pour les industriels du secteur. Si le sol du Texas est aujourd'hui percé de toutes parts, il devient alors un eldorado pour les professionnels de la géothermie qui peuvent monter leurs installations à moindre coût.

Ne reste plus ensuite qu'à envoyer de l'eau salée (par exemple) dans les tuyaux, de la laisser se réchauffer au contact de la chaleur souterraine (sous le sol du Texas, à 6 kilomètres sous terre, la chaleur dépasse les 150 degrés), puis la faire remonter et récupérer la chaleur emmagasinée, avant de recommencer le processus.

Si l'Islande est aujourd'hui LE pays de la géothermie, pourquoi ne pas alors imaginer que les Etats-Unis, demain, la détrôneront ?